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[Critique] Prince Of Persia: Les Sables Du Temps (Mike Newell)


Prince Of Persia: Les Sables Du Temps (Prince Of Persia: The Sands Of Time), durée 2h06, sortie cinéma le 26 mai 2010, réalisé par Mike Newell, avec Jake Gyllenhaal, Gemma Arterton, Ben Kingsley, …

Hier soir, j’ai pu assister à une projection en avant-première du film Prince Of Persia: Les Sables Du Temps en compagnie d’un parterre de journalistes et bloggeurs. Si vous ne le savez pas encore, il s’agit de l’adaptation d’un jeu vidéo sorti en 1989 sur Apple II et dont le créateur, Jordan Mechner, a par ailleurs participé à l’écriture du scénario du film: la boucle est donc bouclée. Du côté de la réalisation, vous aurez certainement reconnu le réalisateur britannique Mike Newell qui a officié récemment sur le quatrième volet des aventures d’Harry Potter (La Coupe de Feu), avec un producteur de renom à ses côtés: Jerry Bruckheimer

Un prince rebelle est contraint d’unir ses forces avec une mystérieuse princesse pour affronter ensemble les forces du mal et protéger une dague antique capable de libérer les Sables du temps, un don de dieu qui peut inverser le cours du temps et permettre à son possesseur de régner en maître absolu sur le monde.

Dans le rôle titre, nous retrouvons Jake Gyllenhaal (Brokeback Mountain, Jarhead, Brothers) qui campe ici un Prince Dastan tout à fait crédible pour les fans de la licence vidéoludique. Totalement irresponsable, acrobate de haut vol et plutôt doué en combats à l’arme blanche, Dastan réussit de plus à nous procurer cette petite pointe d’humour sans laquelle le film serait bien plat. La partie charme du film est assurée par Gemma Arterton (Le Choc Des Titans, Alice Creed) qui incarne Tamina, Princesse d’Alamut, et accessoirement gardienne de la Dague Sacrée. Et si je parle d’atout charme, c’est bien parce qu’il s’agit de la seule chose que l’actrice réussit à retranscrire à l’écran, la plupart de ses interventions étant sirupeuses à souhait et son rôle réduit à celui d’une potiche. Enfin le reste des premiers rôles voit Sir Ben Kingley interpréter un excellent Nizam, oncle perfide souhaitant protéger la grandeur de l’Empire Perse, et Alfred Molina qui donne vie au Sheick Amar, chef de la Vallée des esclaves et principal coordinateur des courses d’autruches.

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Ne vous en faites pas, même en partant avec des à prioris, les amateurs de jeux vidéo seront aux anges en voyant Dastan prendre des poses similaires à celles du jeu, en le voyant sauter d’un toit à l’autre, virevolter sur les parois verticales ou simplement activer la Dague Sacrée. Justement, cette Dague et les Sables du Temps sont au coeur du récit (encore heureux vu le titre du film), mais là où on aurait pu croire que le réalisateur allait en user et abuser pour faire du fan-service, son intervention divine (assez bien réalisée) est réduite au strict minimum. On peut tout de même regretter les innombrables ralentis ou mouvements accélérés qui rendent l’action illisible à certains moments, et certains décors qui tâchent.

Prince Of Persia: Les Sables Du Temps est donc un film pop-corn qui ne cherche pas à faire dans la finesse et dont l’histoire n’a finalement que peu d’importance. Il en résulte que certains passages vous paraitront un brin longuets voire complètement inutiles. Mais en sortant de la salle, outre l’adaptation plus ou moins réussie de la licence Prince Of Persia, c’est surtout l’interprétation de Jake Gyllenhaal que vous retiendrez et sa capacité à porter le film à bout de bras pour notre plus grand plaisir…

Note: 7/10