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[Avis] Revolution Saison 1 (Eric Kripke )


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Le monde bascule dans une ère sombre lorsque l’électricité cesse soudainement de fonctionner. Sans technologie moderne, les hôpitaux, les transports et les moyens de communication ne sont plus opérationnels. La population doit réapprendre à vivre…

15 ans plus tard, la vie a repris son cours. Lentement. Sereinement ? Pas vraiment. Aux abords des communautés agricoles qui se sont constituées, le danger rôde. Et la vie d’une jeune femme est bouleversée lorsque la milice locale débarque et tue son père, qui semble être mystérieusement lié au blackout. Ces révélations l’amènent à se mettre en quête de réponses sur le passé, dans l’espoir d’un futur meilleur.

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Après deux échecs consécutifs sur NBC, à savoir Flash Forward et The Event, le network américain s’était lancé un nouveau défi à la rentrée 2012 avec Revolution, une série produite par Eric Kripke (Supernatural), J.J. Abrams et Bryan Burke (Almost Human). Et pour être certain de rencontrer le succès, la réalisation du premier épisode fut confiée à Jon Favreau (Iron Man, Iron Man 2), tandis que des réalisateurs de séries TV de renom ont été mis à contribution au fur et à mesure des épisodes, avec notamment Jon Cassar (la série 24).

La série débute 15 ans après un événement planétaire peu conventionnel, à savoir la disparition pure et simple de l’électricité, et les Etats-Unis sont plongés dans le chaos le plus total puisque de nouvelles Républiques plus ou moins démocratiques (certaines lorgnant du côté de la dictature) ont fait leur apparition. La population vit donc dans une atmosphère proche du Moyen Age et c’est dans ces conditions que nous sommes amenés à rencontrer Ben Matheson (Tim Guinee), sa nouvelle compagne Maggie, sa fille Charlotte (Tracy Spiridakos, Being Human US) et son fils Danny (Graham Rogers), une famille vivant dans un petit village bien paumé où le jardinage semble être le loisir préféré des habitants. Malheureusement, la Milice de la République de Monroe va débarquer pour arrêter le bon père de famille pour d’obscures raisons, ce qui amènera ce dernier à vouloir se défendre et à se faire tuer. Ne pouvant pas rentrer bredouille, la Milice décide alors d’enlever Danny sur un coup de tête, un événement qui poussera Charlotte (également surnommée Charlie) à vouloir rejoindre Philadelphie afin de secourir son frère. Dans son périple, elle sera accompagnée de son arc (c’est à la mode), d’Aaron Pittman (Zak Orth), un ancien dirigeant de Google (ça ne s’invente pas !!!), ainsi que de son oncle Miles Matheson (Billy Burke, Twilight) qui va les rejoindre assez rapidement mais qui traîne derrière lui une réputation et une histoire assez complexe…

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Comme vous le voyez, l’histoire ne brille pas par son originalité au début de la série, même si l’on comprend très rapidement que la disparition de l’électricité va être au cœur de la mythologie de Revolution, notamment lorsque nous découvrirons que certaines personnes utilisent encore des ordinateurs et communiquent via un réseau type Internet. Bien évidemment, de nombreux flashbacks vont venir émailler les épisodes, afin de nous démontrer que cette catastrophe n’a rien d’un acte naturel, Ben et sa femme Rachel (Elizabeth Mitchell, Lost, V 2010) ayant très certainement de nombreuses choses à se reprocher. Ne comptez pas sur moi pour vous spoiler la suite des événements mais sachez tout de même que la première partie de la saison est soporifique à souhait, et qu’il faudra attendre le quinzième épisode pour commencer à sentir le véritable potentiel de la série. C’est long, beaucoup trop long, et ce n’est certainement pas le jeu des acteurs qui risque de faire passer le temps plus rapidement, en particulier le personnage de Sebastian Monroe (David Lyons, The Cape) à qui vous voudrez rapidement mettre deux claques. Au gré de la saison, vous aurez également l’occasion de voir des acteurs plus ou moins connus des amateurs de série, comme Kim Raver (24, Grey’s Anatomy), Giancarlo Esposito (Breaking Bad), Mark Pellegrino (Lost), Leslie Hope (24, The River) ou encore Glenn Morshower (24). Finalement, si l’on réussit à faire fi du gros gâchis général, du manque de prise de risque des scénaristes et des épisodes qui n’apportent rien à l’intrigue, Revolution parviendra à vous accrocher vers la fin de saison, en levant notamment le voile sur de nombreux mystères relatifs à la disparition de l’électricité (qui ? quand ? pourquoi ? et surtout, comment ?). C’est une chose assez rare à une époque où de nombreuses séries finissent leurs saisons en ne répondant à aucune question existentielle, et je tenais donc à vous rassurer sur ce point …

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Malgré un démarrage en trombe (plus de 11 millions de téléspectateurs pour le pilote), Revolution n’affiche finalement qu’une moyenne de 7,5 millions sur l’ensemble de l’année, avec quelques audiences assez catastrophiques vers le milieu de la saison. Mais NBC semble ne pas en avoir tenu compte puisque la série, excellente sur la fin de saison, s’est vu accorder un renouvellement pour une seconde saison de 22 épisodes. Et quand on voit les dernières minutes de l’épisode final, il y a forcément de quoi être excité devant une telle annonce, surtout si le network décide d’opter pour une programmation plus intelligente de la série …

Note: 6/10