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[Critique] Shrek 4, il était une fin (Mike Mitchell) – Version IMAX 3D


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Shrek 4, il était une fin (Shrek Forever After), durée 1h33, sortie cinéma le 30 juin 2010, réalisé par Mike Mitchell, avec les voix de Mike Myers, Eddie Murphy, Cameron Diaz, …

Dans le cadre de l’inauguration de la salle IMAX 3D d’Ivry Sur Seine (94), Paramount Pictures France m’a gentillement convié à assister à la projection du film d’animation Shrek 4, il était une fin. Alors que j’avais plutôt bien apprécié les deux premiers volets, Shrek 3 avait mis un sacré coup de frein à la licence de DreamWorks Animation. C’est donc avec une certaine anxiété que je me suis rendu à la projection, surtout que Mike Mitchell n’avait pas réalisé que des chefs d’oeuvre jusqu’ici…

Après avoir vaincu un méchant dragon, sauvé une belle princesse et le royaume de ses parents, que peut encore faire un ogre malodorant et mal léché ? Domestiqué, assagi, Shrek a perdu jusqu’à l’envie de rugir et regrette le bon vieux temps où il semait la terreur dans le royaume. Aujourd’hui, tel une idole déchue, il se contente de signer des autographes à tour de bras. Trop triste… C’est alors que l’habile et sournois Tracassin lui propose un contrat. Shrek se retrouve soudain transporté dans un monde parallèle totalement déjanté où les ogres sont pourchassés, où Tracassin est roi, où Fiona et son bien-aimé ne se jamais rencontrés… Shrek va-t-il réussir à déjouer le sortilège, à repasser de l’autre côté du miroir, à sauver ses amis, à retrouver son monde et reconquérir l’amour de sa vie ?

Dès le début, Shrek 4 commence par nous resservir les personnages principaux habituels jusqu’à l’indigestion! Shrek (Mike Myers / Alain Chabat), la Princesse Fiona (Cameron Diaz), l’Ane (Eddie Murphy) ou encore l’irremplaçable Chat Potté (Antonio Banderas) sont donc de retour et si tout cela vous donne un air de déjà vu, c’est tout à fait normal et cette impression risque de ne pas vous quitter de si tôt (jusqu’au générique de fin vous diront même certaines personnes)! Les quinze premières minutes se focalisent sur l’Ogre Vert, sa famille, ses amis et les problèmes qui vont avec, notamment la sensation de perdre totalement pied avec la routine quotidienne et plus aucune personne qui ne fait vraiment attention à vous. Shrek va alors rencontrer Tracassin et signer un contrat (maudit) qui va le transporter bien malgré lui dans une réalité alternative où il n’est jamais né, où il n’a jamais pu sauver Fiona des griffes de l’infâme Dragon et où le Royaume est aux mains de Tracassin et de sa bande de sorcières. Et comme dans tout bon paradoxe temporel, les amis de Shrek ne le connaissent pas et ce dernier va devoir réapprendre à se faire des amis.

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Avec un tel retournement de situation, le spectateur pouvait clairement s’attendre à replonger aux sources de la série, mais en vain: les situations comiques font toujours mouche (mention spéciale à l’Ane et au Chat Potelé) mais ce ne sont bien souvent que des redites des épisodes précédents. Et je ne vous parle même pas des gags servis jusqu’à plus soif et qui rajoutent une certaine lourdeur à l’ensemble (« Fais ton Grrrr! »)… Ce quatrième épisode sera néanmoins l’occasion de découvrir de nouveaux Ogres formant la Résistance (une véritable plongée dans World Of Warcraft) et parmi lesquels se trouve le cuisiner Gastro (Pascal Légitimus) qui ne manquera pas de vous décrocher quelques sourires. De même, apercevoir Fiona dans un nouveau registre très Xena-iesque n’est pas pour nous déplaire mais au final, tout cela manque cruellement de consistance et d’originalité et le spectateur se laisse porter par l’histoire dans l’indifférence.

Shrek 4 aurait pu finir la saga en beauté, nous redonner un peu de baume au coeur après un troisième épisode fort décevant; il n’est finalement que moyen et nous convainct une fois de plus que Shrek 2 aurait dû marquer la fin de l’aventure. Une petite note finale pour vous parler de la version IMAX 3D car il s’agissait de la première fois que je voyais un film dans de telles conditions et j’ai été assez bluffé par le résultat: on est loin, très loin, des salles 3D ordinaires qui fleurissent un peu partout. La sensation de pronfondeur est très convaincante et certains passages du film sont clairement optimisés pour la technologie: comme quoi, la 3D a du potentiel quand elle est exploitée à bon escient et non pas uniquement à des fins mercantiles…

Note: 6/10