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[Critique] Captain America: First Avenger (Joe Johnston) – Version 3D


Captain America: First Avenger (Captain America: The First Avenger), durée 2h03, sortie cinéma le 17 août 2011, réalisé par Joe Johnston, avec Chris Evans, Hayley Atwell, Tommy Lee Jones, Hugo Weaving, …

En décembre 1940, Timely Comics (qui allait devenir Marvel) créait un super-héros aux couleurs de la bannière étoilée, héros qui allait avoir le droit à son propre comics quelques mois plus tard. En 70 ans, les aventures de Captain America se sont écoulées à plus de 210 millions d’exemplaires à travers le monde et le « Cap » a déjà eu le droit à quatre adaptations sur grand écran, la dernière datant de 1990. Avec le projet The Avengers prenant de plus en plus d’importance à moins d’un an de sa sortie, il était tout naturel de voir débarquer une nouvelle version de Captain America, plus moderne, et plus à même d’utiliser les techniques de notre époque. Et au petit jeu des chaises musicales inhérent à ce type de projets, c’est finalement Joe Johnston, célèbre pour avoir collaboré aux effets spéciaux sur la première trilogie de Star Wars ou pour avoir dirigé Jurassic Park 3, que Paramount Pictures a choisi pour réaliser le long métrage éponyme. Mais pour quel résultat ?

Captain America: First Avenger nous plonge dans les premières années de l’univers Marvel. Steve Rogers, frêle et timide, se porte volontaire pour participer à un programme expérimental qui va le transformer en un Super Soldat connu sous le nom de Captain America. Allié à Bucky Barnes et Peggy Carter, il sera confronté à la diabolique organisation HYDRA dirigée par le redoutable Red Skull.

En 1940, Steve Rogers (Chris Evans) se bat pour rejoindre l’armée américaine. Las, malgré ses nombreuses tentatives plus ou moins légales, le jeune homme ne convainc pas les autorités: trop jeune, trop maigre, trop frêle, et j’en passe ! C’est alors qu’il fait la connaissance du Docteur Erskine (Stanley Tucci, déjà vu dans la série Urgences), un chercheur ayant fui l’Allemagne Nazie pour mettre ses expériences au service de l’Oncle Sam. Parmi ses plus grandes réussites, le sérum de Super Soldat tient un rôle à part entière, à tel point qu’une division spéciale a été montée de toutes pièces pour recruter le parfait cobaye. Enrôlé dans ce processus de recrutement, Steve Rogers aura dès lors tout le loisir de rencontrer des personnages hauts en couleur tels que Peggy Carter (Hayley Atwell) dont le charme ne laisse aucun homme insensible, ou encore le Général Chester Phillips (Tommy Lee Jones), plus que sceptique quant aux choix effectués par le Savant…

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En devenant Captain America, Steve Rogers va bien évidemment se découvrir des capacités qui lui étaient totalement inconnues jusqu’alors (vitesse, force, dextérité), mais également l’envers du décor. En effet, le Cap est d’abord une icône: il est là pour pousser les jeunes américains à s’enrôler dans l’armée US et reproduit son show (avec pom-pom girls à l’appui) dans les plus grandes villes des Etats-Unis. Mais un événement tragique va le pousser à aller à l’encontre de sa hiérarchie et à devenir le sauveur d’une patrie… Du côté des ennemis de Captain America, même s’il est vrai que les nazis sont omniprésents tout au long du film (époque oblige), c’est surtout HYDRA qui tient le haut du pavé. A la tête de cette organisation, Johann Schmidt (Hugo Weaving) est un haut gradé nazi qui n’a que faire de la folie d’Hitler (il a déjà fort à faire avec la sienne) et qui mène ses propres recherches (mystiques) de son côté. Considéré comme l’une des plus grandes menaces que l’Humanité ait connu, Johann Schmidt cache également un lourd secret depuis qu’il fut le sujet d’expériences scientifiques dans son Allemagne natale…

Mais ne vous en faites pas: afin de ne pas trop vous en dévoiler, je n’irai pas plus loin dans la présentation des différents protagonistes! Pour être franc avec vous, je ne m’attendais pas à passer un grand moment devant Captain America: First Avenger, le film ne devant servir que d’introduction au personnage avant l’arrivée de The Avengers en 2012. Et c’est justement là où, contrairement à Thor, les scénaristes ont réussi à nous pondre une histoire vraiment intéressante, quasi autonome par rapport aux autres films de l’univers Marvel, l’ancrage dans les années 40 n’y étant certainement pas pour rien. Alors certes, le film n’est pas exempt de défauts: certains décors « rétros » font pâle figure, les incrustations ne sont pas toujours réussies, la 3D est complètement inutile (mais qui en doutait ?), les séquences d’action pure sont finalement assez rares (et pourtant, voir le bouclier en action est un véritable plaisir) et certains effets spéciaux peinent à convaincre. Mais qu’à cela ne tienne: Captain America est une belle surprise et réussit à se démarquer dans le lot des films estampillés Marvel. De bonne augure pour la suite…

Note: 7/10