[Critique] Monstres Academy (Dan Scanlon)

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Monstres Academy (Monsters University), durée 1h44, sortie cinéma le 10 juillet 2013, réalisé par Dan Scanlon, avec les voix de Billy Crystal, John Goodman, Peter Sohn, …

En 2002, Pixar nous offrait un petit bijou de l’animation centré autour des peurs de nos chères petites têtes blondes : Monstres et Cie. Véritable succès au box-office mondial, le film ne pouvait décemment pas rester sans suite et c’est donc tout naturellement que le studio confirma en avril 2010 qu’un nouvel opus était bel et bien en développement. Baptisé Monstres Academy, ce nouveau volet est en fait un préquel pour lequel la réalisation a été confiée à Dan Scanlon, illustre inconnu dont le seul fait d’arme jusqu’alors était Martin et la lumière fantôme (2006), un court métrage ancré dans l’univers de Cars.

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Même quand il n’était qu’un tout petit monstre, Bob Razowski rêvait déjà de devenir une Terreur. Aujourd’hui, il est enfin en première année à la prestigieuse université Monstres Academy, où sont formées les meilleures Terreurs. Son plan de carrière bien préparé est pourtant menacé par sa rencontre avec James P. Sullivan, dit Sulli, un vrai crack qui a un don naturel pour Terrifier. Aveuglés par leur désir de se prouver l’un à l’autre qu’ils sont imbattables, tous deux finissent par se faire renvoyer de l’université. Pire encore : ils se rendent compte que s’ils veulent que les choses aient une chance de rentrer dans l’ordre, ils vont devoir travailler ensemble, et avec un petit groupe de monstres bizarres et mal assortis…

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Monstres Academy nous propose donc de revivre la jeunesse de Bob et Sulli, les deux héros du premier volet. Travailleur acharné depuis sa plus tendre enfance, Bob n’a jamais été un cador de la peur, pas aidé il est vrai par un physique atypique. Mais à force de travail (très théorique), Bob a réussi à décrocher son ticket d’entrée pour l’Université de la Peur, un endroit où il va très rapidement découvrir les joies du campus universitaire et de ses associations d’élève, mais également la vraie signification du mot « peur ». De son côté, Sulli jouit déjà d’une certain notoriété de par son père et n’a pas grand chose à prouver lorsqu’il s’agit de terrifier un quidam. Las, la rivalité entre ces deux là va très rapidement mal tourner et finira par leur expulsion de l’Université. Bob et Sulli vont alors s’allier avec une association d’étudiants « losers » pour tenter de gagner les Jeux de la Peur et ainsi réintégrer le cursus universitaire, seule porte d’entrée pour espérer devenir une Terreur au sein de Monsters Inc

Le film reprend tous les codes des campus, entre soirées endiablées réservées à une sélection d’étudiants, des fraternités aux coutumes assez étranges, des quiproquos en pagaille, des gothiques, les intellos mis de côté et j’en passe. En revanche, face à un préquel, difficile d’attendre quoi que ce soit du dénouement final puisque l’histoire est déjà connue de tous et c’est très certainement ce qui pénalise le plus le long métrage, même si l’on ne peut bouder notre plaisir de retrouver Bob et Sulli. Techniquement irréprochable et doté d’une bande-son accrocheuse, Monstres Academy n’en oublie pas pour autant l’humour si caractéristique des films Pixar et l’on s’émerveillera devant les péripéties de nos deux compères et de leurs nouveaux amis (notamment lors des épreuves des Jeux, totalement loufoques), même s’il est vrai que le précédent volet était beaucoup plus amusant à suivre (certainement grâce à l’apport de la petite Bouh) et que ce nouvel épisode ne devrait pas autant marquer les esprits…

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Rassurez-vous, Monstres Academy n’a strictement rien à voir avec un film comme Cars 2 et vous ne sortirez pas de la salle en ayant un sentiment de déception : c’est beau, c’est fun mais cela reste tout à fait dispensable. A noter que le film est également projeté en 3D dans les salles équipées mais je n’ai pas eu l’occasion de le voir avec cette technologie (en même temps, vous savez tout le bien que je pense de ce « truc » …). Pour finir, sachez que le court-métrage diffusé en préambule s’intitule Le Parapluie Bleu est un petit bijou de l’animation, preuve s’il en est encore besoin que Disney-Pixar maitrise à merveille les techniques liées à l’animation et qu’ils devraient être à même de nous proposer quelques chefs d’oeuvre dans un avenir plus ou moins proche …