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[Critique] Raiponce (Byron Howard, Nathan Greno) – Version 3D


Raiponce (Tangled), durée 1h41, sortie cinéma le 1er décembre 2010, réalisé par Byron Howard et Nathan Greno, avec les voix de Mandy Moore, Zachary Levi, Donna Murphy, Ron Perlman, …

Les fêtes de fin d’année sont bien souvent l’occasion de découvrir une nouvelle création des Studios Disney au cinéma et 2010 ne dérogera pas à la règle avec Raiponce, une relecture d’un conte des Frères Grimm qui sont décidément une source intarissable. A la réalisation de ce 50ème film d’animation des Studios Disney, nous retrouvons Byron Howard, déjà à la baguette sur Volt Star Malgré Lui, et Nathan Greno qui a déjà travaillé par le passé comme animateur sur des films tels que Mulan ou encore Bienvenue chez les Robinson. Bien évidemment, la production est une fois de plus assurée par John Lasseter, un gage de qualité sur le papier! Mais qu’en est-il réellement ?

Lorsque Flynn Rider, le bandit le plus recherché du royaume, se réfugie dans une mystérieuse tour, il se retrouve pris en otage par Raiponce, une belle et téméraire jeune fille à l’impressionnante chevelure de 20 mètres de long, gardée prisonnière par Mère Gothel. L’étonnante geôlière de Flynn cherche un moyen de sortir de cette tour où elle est enfermée depuis des années. Elle passe alors un accord avec le séduisant brigand… C’est le début d’une aventure délirante bourrée d’action, d’humour et d’émotion, au cours de laquelle l’improbable duo va rencontrer un cheval super-flic, un caméléon à l’instinct de protection surdéveloppé, et une drôle de bande de malfaiteurs.

Le postulat de départ est assez simple puisque la Reine du Royaume est enceinte mais tombe malheureusement malade à quelques semaines de l’accouchement. Ni une, ni deux, le Roi dépêche ses meilleurs limiers pour trouver une fleur rare, censée guérir de tous les maux. Bien évidemment, la fleur sera trouvée, la Reine guérie, et c’est ainsi que naitra Raiponce dans la joie et la bonne humeur. Le pouvoir de la fleur ayant été transmis à la jeune fille, notamment dans sa chevelure, cette dernière se fait enlever par la Mère Gothel (Isabelle Adjani en VF) qui compte bien utiliser le pouvoir de ses cheveux afin de garder la jeunesse (et beauté) éternelle. Pour rester à l’abri des regards indiscrets, Raiponce est donc amenée à vivre dans une Tour, isolée de tous, tout en croyant que Gothel est sa mère naturelle. Vous saisissez les tenants et aboutissants de ce complot machiavélique ?

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C’était sans compter sur Flynn Rider, un bandit de grand chemin, qui tombe par hasard sur la Tour et sur Raiponce. Je ne vous dévoilerai pas plus d’éléments sur l’intrigue principale mais comme nous sommes face à un « Disney », vous savez d’ores et déjà comment tout cela va se finir, n’est-ce pas ? Et puis comme dans tous les films d’animation Disney, vous y découvrirez une bonne dose de chansons, et excepté une ou deux fois où les paroles sont un peu « gnan gnan », je n’ai pas franchement été ennuyé par cet aspect musical. D’ailleurs, dans l’ensemble, la version française est plutôt propre (même les affiches « Wanted » ont été traduites en français) avec notamment Romain Duris prêtant sa voix à Flynn Rider (Zachary Levi/Chuck en VO) ou encore Maeva Méline pour Raiponce (Mandy Moore en VO).

Et ce qui fait le charme de Raiponce, outre les personnages principaux franchement attachants, ce sont bien évidemment les deux guignols de service (dépourvus de parole): Pascal, un caméléon-cogneur qui passe son temps avec Raiponce, et Maximus, un cheval de la Garde Royale qui adopte l’attitude d’un chien de chasse. Pascal et Maximus portent à bout de bras l’humour du film, et lorsque les deux compères ne sont pas à l’écran pour nous faire rire, vous pouvez être certain que Flynn Rider va tout tenter pour faire agir son charme ravageur avec des expressions de « beau gosse » toutes plus ridicules les unes que les autres. Bien sûr, on pourra toujours arguer que la méchante du film n’est pas aussi charismatique que dans les précédentes oeuvres de Disney (finalement, elle ne chercher à tuer personne, elle désire simplement rester jeune) mais le kidnapping et la détresse du couple royal nous pousseront tout de même à la haïr…

Quant à la version 3D que j’ai pu voir, elle n’apporte pas grand chose au film puisqu’elle n’est là que pour donner de la profondeur aux différents plans, excepté lors du « lâcher de lanternes » où les effets se font bien ressentir! Pour conclure, Raiponce peut donc se targuer d’être une franche réussite: un duo Raiponce/Flynn attendrissant, des animaux cocasses, une bonne dose d’humour, de passion et un scénario dynamique bien que cousu de fil blanc. La recette idéale pour les fêtes de fin d’année, et un nouveau classique pour les Studios Disney qui laisse augurer du meilleur pour l’avenir de l’animation 3D chez Disney…

Note: 9/10