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[Critique Flash] Total Recall : Mémoires Programmées (Len Wiseman)


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Total Recall : Mémoires Programmées (Total Recall), durée 2h01, sortie cinéma le 15 août 2012, réalisé par Len Wiseman, avec Colin Farrell, Kate Beckinsale, Jessica Biel, …

Total Recall : Mémoires Programmées est la seconde adaptation de la nouvelle « Souvenirs à vendre » (1966) de Philip K. Dick, après Total Recall (1990) de Paul Verhoeven. Réalisé par Len Wiseman, à qui l’on doit notamment les deux premiers Underworld ou encore Die Hard 4, le film cherche à se démarquer de la version de Paul Verhoeven en situant son action sur Terre, et non plus sur Mars. Mais d’ici quelques années, notre planète sera bien différente de celle que nous connaissons puisqu’après une guerre chimique assez violente, mais sur laquelle nous n’aurons pas plus d’explications, seuls deux lieux restent habités : l’Union Fédérale Britannique (l’Angleterre pour faire court) et la Colonie (autrement dit, l’Australie). Le reste de la surface étant inhabitable, des petits malins ont cru bon d’inventer la Chute, une sorte de train à très grande vitesse passant au travers de la planète, tout près du noyau, et capable de faire la distance en 17 minutes. Et c’est justement là que nous rencontrons Douglas Quaid (Colin Farrell), citoyen de la Colonie et travaillant à l’UFB comme ouvrier sur les chaines de montage de la Police Synthétique (pour faire simple, ce sont des robots flics). Ses nuits sont souvent mouvementées et certaines rêves lui reviennent sans cesse, comme celui où il est une sorte de terroriste pourchassé par la police. N’osant pas parler de ses « cauchemars » à sa femme Lori (Kate Beckinsale), et sur les bons conseils d’un parfait inconnu, Douglas se rend chez Rekall, une société spécialisée dans la manipulation des rêves, en espérant que cette dernière puisse lui permettre de penser à des choses plus rassurantes. Malheureusement, rien ne va se passer comme prévu…

Modeste ouvrier, Douglas Quaid rêve de s’évader de sa vie frustrante. L’implantation de souvenirs que propose la société Rekall lui paraît l’échappatoire idéale. S’offrir des souvenirs d’agent secret serait parfait… Mais lorsque la procédure d’implantation tourne mal, Quaid se retrouve traqué par la police. Il ne peut plus faire confiance à personne, sauf peut-être à une inconnue qui travaille pour une mystérieuse résistance clandestine. Très vite, la frontière entre l’imagination et la réalité se brouille. Qui est réellement Quaid, et quel est son destin ?

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Alors évidemment, je ne vais pas tout vous raconter, même si la bande-annonce en dévoile déjà beaucoup! Mais pour ceux qui auraient eu la chance de voir la version avec Arnold Schwarzenegger, certaines scènes du film risquent de vous apparaître comme de simples copies de l’original, ce dernier ayant d’ailleurs le droit à quelques clins d’oeil (hommages ?) comme une femme à trois seins dans les rues de la Colonie, une vieille dame à l’aéroport ou encore l’évocation de Mars… Mais Total Recall : Mémoires Programmées réussit également à se démarquer, par son scénario qui dévie quelque peu (sans vraiment nous surprendre), par sa succession de scènes d’action parfaitement chorégraphiées (à ce titre, la première scène de combat entre Douglas et sa femme est excellente), par ses éléments technologiques très stylisés (la police, les voitures : merci les effets spéciaux numériques), ou encore par l’architecture des villes, construites verticalement par manque de place pour la population. Tous les éléments seraient donc réunis pour un film à grand spectacle comme les studios ont l’habitude de nous en servir chaque été ?

Bien sûr que non, car outre les incohérences scénaristiques rencontrées ici ou là, il y a certaines choses qui ne prennent pas, à commencer par le Chancelier de l’UFB, Vilos Cohaagen (Bryan Cranston), dont les rêves d’invasion et de destruction de la Colonie restent assez obscurs, tout comme les moyens mis en oeuvre pour y arriver. De même, l’intégration au récit de la Résistance et de son leader Matthias Lair (Bill Nighy) se fait en pointillés, le groupe se limitant à un petit groupuscule de rebelles qui prêterait presque à rire ! Enfin, la révélation de la véritable identité de Douglas Quaid arrivera dès sa rencontre avec Melina (Jessica Biel), un nom que les spectateurs les plus perspicaces auront découvert dès les premières minutes du film en scrutant les écrans de télévision. D’ailleurs, là où l’original nous laissait dans le doute par rapport aux faits relatés (rêve ou réalité ?), cette nouvelle mouture joue beaucoup moins sur ce tableau : ici, point de suspens, et seule la toute dernière image pourrait soulever des questions (et encore, très minimes) sur le fait que tout cela ne soit qu’une illusion. Reste qu’avec un budget avoisinant les 200 millions de dollars, sans compter les frais engendrés par la campagne marketing qui était carrément énorme aux Etats-Unis avec des publicités pour la société Rekall à tous les coins de rue, ce nouveau Total Recall devrait avoir bien du mal à rentrer dans ses frais… Espérons simplement que ce semi-échec annoncé ne freine pas la production du prochain film de Len Wiseman : Gears Of War !

Note: 6/10