[Critique] Transformers: l’âge de l’extinction (Michael Bay) – Version 3D

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Transformers: l’âge de l’extinction (Transformers: Age Of Extinction), durée 2h45, sortie cinéma le 16 juillet 2014, réalisé par Michael Bay, avec Mark Wahlberg, Stanley Tucci, Kelsey Grammer, …

Après Transformers (2007), Transformers 2: la Revanche (2009) et Transformers 3: la Face cachée de la Lune (2011), Michael Bay continue son programme de destruction massive avec Transformers: l’âge de l’extinction. Doté d’un casting complètement revu (exit Shia LaBeouf) afin d’entâmer comme il se doit une nouvelle trilogie, ce quatrième volet des aventures d’Optimus Prime se voit doté d’un budget colossal (près de 210 millions de dollars) et d’une production en partie financée par des investisseurs chinois. Pour la troisième fois consécutive, nous retrouvons également Ehren Kruger à l’écriture du scénario, histoire d’assurer une certaine continuité à l’ensemble …

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Quatre ans après les événements mouvementés de « Transformers : La Face cachée de la Lune », un groupe de puissants scientifiques cherche à repousser, via des Transformers, les limites de la technologie.
Au même moment, un père de famille texan, Cade Yeager, découvre un vieux camion qui n’est autre qu’Optimus Prime. Cette découverte va lui attirer les foudres d’un certain Savoy, dont le but est d’éliminer les Transformers. Pendant ce temps, le combat entre les Autobots et les Décepticons refait surface…

Quatre ans après les événements qui ont quasiment rayé de la carte la ville de Chicago, la paix règne à nouveau sur Terre, avec néanmoins un grand changement : les Transformers sont devenus persona non grata et des troupes d’élites pourchassent sans relâche les derniers Autobots et Décepticons afin de les chasser de notre planète. En parallèle de cette chasse, nous retrouvons des scientifiques américains qui essayent de manipuler une matière, le transformium (l’une des plus grosses aberrations du long métrage), afin de créer par eux-même des Transformers et pouvoir ainsi devenir autonomes pour défendre la Terre. Bien évidemment, tout n’est pas aussi simple qu’il n’y parait et les Hommes vont rapidement découvrir qu’ils sont au coeur d’une incroyable manipulation …

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Du côté des humains justement, place à de nouvelles têtes d’affiche avec notamment Mark Wahlberg, Stanley Tucci, Kelsey Grammer, Nicola Peltz, Jack Reynor, Titus Welliver ou encore Bingbing Li. Et avec ce renouvellement du casting, la série prend également une nouvelle direction, avec beaucoup moins d’humour lourdingue que dans les premiers volets. Oh il y a bien un acteur qui tente de jouer au clown de service pendant quelques temps mais au moment où l’on commence à ne plus pouvoir le supporter, les scénaristes décident de lui ôter la vie d’une manière totalement idiote (pour notre plus grand soulagement). Définitivement, le casting est plus mature et cela plaira certainement aux inconditionnels des films de science-fiction ! Enfin, pour réussir à faire passer la pilule de ce grand chambardement dans les premiers rôles, et afin d’éviter l’évocation des noms des anciens personnages, la guerre pour la survie de l’humanité débutera au Texas avant de nous faire découvrir l’Asie lors de la dernière heure (Pékin et Hong Kong)…

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Dans sa quête pour survivre, Optimus Prime devra faire face à Lockdown (un chasseur de prime Transformers sillonnant les galaxies pour remplir sa salle de trophées), à Galvatron (que l’on pourrait comparer à une forme ressuscitée de Megatron) mais également aux Dinobots (dont Grimlock) qui font ici leur première apparition (remarquée !) dans la saga sur grand écran (même s’il faut avouer que leur temps de présence à l’écran est très faible, au contraire de ce que laissaient penser les bandes-annonces). Certains de ses compagnons Autobots sont toujours là pour l’aider (voire le sauver), mais si l’on excepte Bumblebee, il n’y a pas vraiment de robot inoubliable (voire certains ridicules comme par exemple un Autobot samuraï baptisé Drift). Pour le reste des robots, il y en a certes beaucoup à l’écran, mais aucun d’entre eux n’a vraiment le charisme d’Optimus ou de Bee, ce qui ferait presque passer leur présence pour du remplissage pur et dur …

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Comme d’habitude dans la série Transformers, le résultat à l’écran est vraiment magnifique, que ce soit au niveau des robots (tous ayant plus ou moins évolué dans leur forme, histoire de revendre des palettes de jouets à nos chères têtes blondes) ou des effets spéciaux époustouflants : la barre est une nouvelle fois placée bien haut et il faudra certainement attendre un cinquième opus (en 2016 ?) ou Pacific Rim 2 pour parvenir à voir mieux sur grand écran. Passons rapidement sur la 3D qui n’apporte rien du tout, si ce n’est lors d’une scène avec des particules virevoltant à l’écran : reste à voir si l’IMAX vaudra les quelques euros supplémentaires! Mais s’il y avait un gros reproche à faire à ce Transformers 4, ce serait bien évidemment le manque de scènes épiques : tout est beaucoup trop lisse et le réalisateur se contente d’enchainer les scènes (à un rythme frénétique) afin de nous en mettre plein la vue, sans jamais parvenir à trouver un retournement de situation qui pourrait nous clouer à nos fauteuils. Comme aime à le scander la campagne marketing autour de la sortie du film, « les règles ont changé » mais on aurait certainement souhaité un peu plus d’ambition au niveau du scénario et il faudra désormais reporter nos maigres espoirs sur le futur Transformers 5 d’ici quelques années … Et si l’on pouvait avoir moins de placements publicitaires par la même occasion, ou alors de manière plus subtile, ce ne serait pas du luxe !