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[Critique] Underworld: Nouvelle Ere (Mans Marlind, Bjorn Stein)


Underworld: Nouvelle ère (Underworld: Awakening), durée 1h30, sortie cinéma le 8 février 2012, réalisé par Måns Mårlind et Björn Stein, avec Kate Beckinsale, Stephen Rea, Michael Ealy, …

Après deux épisodes réalisés par Len Wiseman, actuellement au travail sur le remake de Total Recall, et un troisième opus prequelle assez moyen réalisé par Patrick Tatopoulos, la saga Underworld fête enfin son grand retour en ce début 2012 avec Underworld : Nouvelle Ere. Cette fois-ci, nous retrouvons un duo suédois derrière la caméra, Måns Mårlind et Björn Stein (Storm, Le Silence des Ombres), avec la particularité assez étonnante qu’ils travaillent en alternance, un jour sur deux ! Basé sur un scénario écrit par Len Wiseman, toujours affublé de sa casquette de producteur, Underworld : Nouvelle Ere a été pensé et tourné avec des caméras RED Epic 3D, nous évitant ainsi un (nouveau) travail bâclé en post-production ! Mais le film marque-t-il vraiment le retour des « vrais » vampires ?

Depuis des siècles Lycans et Vampires se livrent une bataille sans merci. Mais les deux races sont à l’aube d’une ère nouvelle car les humains, qui ont récemment découvert leur existence, décident de cesser leurs conflits internes pour s’engager ensemble dans la lutte contre ce qu’ils considèrent comme des fléaux. Sélène s’attire la convoitise de l’armée et des scientifiques. Une traque incessante commence alors contre la plus redoutable des vampires.

Underworld: Nouvelle ère, c’est tout d’abord le retour au premier plan de Sélène, de nouveau incarnée par la sublime Kate Beckinsale et une chose est d’ores et déjà confirmée dès les premières minutes du film: le cuir lui sied toujours aussi bien ! Quant à son amour de toujours, le « sympathique » loup-garou Michael Corvin, incarné habituellement par l’acteur Scott Speedman qui n’a pas souhaité rempiler pour un nouvel épisode, il fait ici quelques apparitions très fugaces à l’écran via un procédé de digitalisation assez mal intégré au reste du film. Pour le reste, après avoir fait le grand ménage dans les épisodes précédents, il ne reste plus grand monde de connu et la licence Underworld peut (enfin) reprendre un second souffle

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L’action se déroule douze ans après Underworld 2: Evolution, dans une ville moderne dont le nom n’est jamais cité (il s’agit de Vancouver, dans une version largement modifiée), dotée de rues sombres et humides qui donnent au film une atmosphère toute particulière. Dans ce « futur », les Vampires et les Lycans sont en voie d’extinction et se terrent respectivement dans des grottes et dans les égouts. Quant à Sélène, elle se réveille prisonnière dans un laboratoire biotechnologique après plusieurs années de sommeil forcé. Après avoir réussi à échapper aux forces de sécurité avec l’aide d’une mystérieuse force extérieure, elle se lance à la découverte de ce nouveau monde où elle fera rapidement la rencontre d’une jeune adolescente, Eve (India Eisley), dotée de pouvoirs fantastiques et avec qui elle semble entretenir une connexion. Mais dans sa quête de vérité, elle pourra également compter sur l’aide de l’inspecteur Sebastian (Michael Ealy) lorsqu’elle sera amenée à croiser des militaires revanchards, des Lycans morts-de-faim ainsi qu’un Super-Lycan (3,60 mètres pour 500 Kgs) qui lui donnera pas mal de fil à retordre, malgré une mise à mort assez ridicule ! Au niveau effets spéciaux, les créatures bénéficient une fois de plus d’un superbe traitement et mis à part Eve, l’adolescente Vampi-Lycan dont le maquillage est complètement raté (un peu comme son jeu d’actrice), le travail sur les autres personnages force le respect…

Avec des scènes d’action relativement bien chorégraphiées, des gunfights à foison et quelques rebondissements au niveau histoire, ce nouvel Underworld aurait donc pu approcher le sans fautes pour les fans de la mythologie ! Mais je dois tout de même vous avouer que je reste désabusé devant la faiblesse du scénario, la sous-exploitation de la mythologie ou encore la durée rachitique du film, proche des 1h25, là où les deux premiers opus présentaient des durées acceptables (respectivement 2h01 et 1h45). Le tir sera-t-il corrigé avec Underworld 5 ? On ne demande qu’à y croire, surtout si Kate Beckinsale rempile pour une nouvelle aventure…

Note: 6/10