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[Test] Battlefield: Bad Company 2 (Xbox 360)


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Testé en solo et multijoueur sur la version commerciale de Battlefield: Bad Company 2 sur Xbox 360.

En 2002, le studio Digital Illusion CE révolutionnait les FPS multijoueur avec Battlefield 1942. Fort de ce succès, et après d’autres épisodes à vocation multijoueur, le studio suédois s’est attaqué aux FPS solo dès 2008 avec un spin-off intitulé Bad Company. Alors que Call Of Duty: Modern Warfare 2 règne en maître sur les parties en ligne depuis novembre dernier, DiCE tente à son tour de se faire une place dans le coeur des joueurs avec Battlefield: Bad Company 2

Scénario: La campagne solo débute durant la Seconde Guerre Mondiale où vous devrez mener à bien l’Opération Aurore en tâchant de récupérer un scientifique japonais. Malheureusement, tout ne se passe pas toujours comme on le souhaiterait et le scénario fait un bon à notre époque où nous retrouvons la Bad Company toujours formée des bras cassés de l’armée américaine, à savoir Redfort, Sweetwater, Haggard et Marlowe (vous). Vous êtes engagés pour récupérer une arme de destruction massive avant les Russes et ainsi s’engage une course contre la montre qui vous fera voir du pays. Sans trop vous en dévoiler, le scénario vous réservera tout de même quelques rebondissements qui se révèleront assez convenus pour les habitués de ce genre de productions. Si vous aviez apprécié le côté décalé du premier opus, sachez que DiCE a décidé de recadrer ses soldats et ceux-ci sont beaucoup plus sérieux même si certaines répliques vous arracheront un sourire.

Graphismes: Grâce au moteur Frosbite, la destruction des environnements est plus que jamais possible, et se retrouve au coeur du gameplay. Les animations et les graphismes sont encore une fois exceptionnels, même si certaines textures hasardeuses viendront vous gacher le plaisir. Quoiqu’il en soit, ce n’est certainement pas le pire car vous n’aurez de cesse de voir des ennemis apparaître si vous avancez trop vite et que les scripts sont trop lents à se déclencher: il y a de quoi être surpris après avoir nettoyé une place entière de foncer sur une route vide et de voir 5 soldats débarquer (en criant) à 2 mètres devant vous. Ne vous en faites pas, ces bugs concernent également vos alliés: si vous pensez être 50 mètres devant eux (en se basant sur le radar) et que vous continuez à avancer, vous serez interloqués de les voir débouler d’un talus 10 mètres devant vous: à croire qu’il n’a jamais été prévu qu’ils prennent la route standard à vos côtés. En revanche, les effets de fumée ainsi que les explosions sont tout à fait réalistes et permettent de s’immerger un peu plus dans les conflits.

Jouabilité: Si vous êtes un habitué des FPS, vous ne serez pas dépaysés puisque Bad Company 2 reprend tous les codes du genre. Mais là où il se démarque, c’est dans le nombre d’armes à collectionner (une trentaine) ou les grenades/explosifs à récupérer: chacun y trouvera son compte. En revanche, au niveau des combats, il ne faudra pas vraiment compter sur vos coéquipiers dont l’IA est assez souvent à la ramasse: parfois vous les verrez courir tête baissée face à l’ennemi, quand d’autres fois vous devrez vous débrouiller seul pour nettoyer une portion de carte. Enfin, sachez que vous devrez également faire face à diverses situations aux commandes de véhicules.

Durée de vie: En difficulté normale, il m’a fallu un peu moins de 8 heures pour venir à bout de la campagne solo, ce qui reste dans la norme des FPS actuels, et ce en prenant soin de détruire tous les relais de communication cachés. Au niveau des regrets, outre un scénario assez inintéressant, il y a également la manière dont sont gérés les checkpoints: tantôt tous les 10 mètres, tantôt après 20 minutes de guerilla. En revanche, il faut bien avoir à l’esprit que le mode solo n’est qu’un énorme tutorial pour la partie multijoueur. Et si vous êtes accros aux jeux en ligne, vous risquez de passer beaucoup de temps sur les différents modes proposés (Ruée, Conquête, Match à mort en escouade, Ruée en escouade). Les développeurs ont beaucoup travaillé sur cette partie (il n’y a qu’à voir les phases de bêta-test) et il en ressort des parties intenses, très rythmées, où 24 joueurs peuvent se retrouver sur l’une des 8 cartes (et deux supplémentaires via le Day 1 Map Pack). A noter que vous devrez choisir votre classe (soldat d’assaut, ingénieur, infirmier, éclaireur) et que l’expérience emmagasinée vous permettra de débloquer des améliorations pour vos armes ou encore des compétences spéciales. Enfin, si vous appréciez ces joutes online, sachez que DiCE a déjà annoncé que de nouvelles cartes seront prochainement disponibles sous forme de DLCs.

Bande son: Les effets sonores, et notamment les bruits des armes, sont tout à fait convaincants et la musique n’est pas en reste. Les dialogues sont plutôt réussis, même si le doublage français aurait certainement mérité une meilleure synchronisation labiale.

Conclusion: Au final, Battlefield: Bad Company 2 est un jeu qui s’en sort surtout grâce à ses modes multijoueur diablement accrocheurs: la campagne solo ne doit être vue que comme un amuse-bouche dont le potentiel de rejouabilité reste assez faible. Quel que soit le mode de jeu, le Frosbite Engine fait des merveilles, même si l’on peut sentir ses limites sur certaines scènes, et l’ambiance générale est particulièrement immersive. Avec ce nouvel épisode de la licence Battlefield, les suédois de DiCE nous prouvent encore une fois qu’ils s’y connaissent en matière de FPS et ce n’est pas pour nous déplaire…

Note: 8/10