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[Critique] Harry Potter et les Reliques de la Mort Partie 1 (David Yates)


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Harry Potter et les Reliques de la Mort Partie 1 (Harry Potter and the Deathly Hallows Part 1), durée 2h27, sortie cinéma le 24 novembre 2010, réalisé par David Yates, avec Daniel Radcliffe, Rupert Grint, Emma Watson, Ralph Fiennes, …

Après avoir été quelque peu déçu par le sixième volet des aventures du jeune Harry Potter au cinéma, j’ai eu l’opportunité d’assister à une projection du septième film signé David Yates, un réalisateur britannique déjà à l’oeuvre sur L’Ordre du Phoenix et Le Prince de Sang Mêlé. Divisée en deux parties, d’où son nom à rallonge Harry Potter et les Reliques de la Mort – Partie 1, cette adaptation du dernier livre fut un temps prévue pour sortir en 3D, mais Warner Bros décida tout récemment de réserver la conversion post-production à la Seconde Partie, la qualité ayant finalement primée sur le côté mercantile. Mais le résultat est-il à la hauteur de l’attente des millions de fans de l’oeuvre de J.K. Rowling ?

Le pouvoir de Voldemort s’étend. Celui-ci contrôle maintenant le Ministère de la Magie et Poudlard. Harry, Ron et Hermione décident de terminer le travail commencé par Dumbledore, et de retrouver les derniers Horcruxes pour vaincre le Seigneur des Ténèbres. Mais il reste bien peu d’espoir aux trois sorciers, qui doivent réussir à tout prix.

Sans grandes surprises, nous retrouvons notre trio d’acteurs habituels en tête d’affiche: Daniel Radcliffe (Harry Potter), Rupert Grint (Ron Weasley) et Emma Watson (Hermione Granger). Après une introduction qui plonge d’emblée le spectateur dans un monde où la détresse et la désolation règnent en maitre suite aux événements tragiques du « Prince de Sang Mêlé », la majeure partie du film va se focaliser sur le voyage des trois adolescents, loin, très loin de Poudlard. Si vous n’êtes pas coutumier de l’univers d’Harry Potter, sachez qu’un Horcruxe est un objet maléfique dans lequel un sorcier dissimule une partie de son âme, une façon de pouvoir rester en vie même si son corps venait à disparaitre. Harry et ses amis sont bien décidés à les retrouver (le Journal de Tom Jedusor ayant déjà été détruit dans la « Chambre des Secrets ») afin de les réduire à néant et ainsi ôter son immortalité à Vous-savez-qui (si vous ne le savez pas, il s’agit de Lord Voldemort). Mais ce périple ne sera pas de tout repos puisque le Ministère de la Magie est passé sous le joug de Voldemort, que les Mangemorts pullulent à tous les coins de rue et que des Rafleurs ont pour mission de retrouver tous les nés-Moldus.

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Bien sûr, je pourrais vous parler plus longuement de Voldemort (Ralph Fiennes), de Severus Rogue (Alan Rickman) ou encore de Bellatrix Lestrange (Helena Bonham Carter), mais tous ces personnages sont quelque peu mis de côté dans ce septième film. Le début du livre de J.K Rowling était lent, très lent, et David Yates profite à son tour de cette Première Partie pour poser les divers éléments qui nous mèneront vers l’apothéose finale: la décision de découper le film en deux parties trouve ici tout son sens, même s’il est évident que le cliffhanger ne sera pas du goût de tout le monde. Mais malgré cette durée allongée, certains passages manquent de finitions ou d’explications, comme la scène où six personnages se métamorphosent en Harry, ou encore la course-poursuite en forêt qui nous propose certains plans tout simplement indigestes. En revanche, l’histoire tragique des Reliques de la Mort est mise en scène dans une superbe séquence animée que certains spectateurs risquent de trouver bien trop courte mais qui annonce une course-contre-la-montre dantesque dans la Seconde Partie

De la noirceur, une menace palpable, une bande-son sinistre, mais aussi de l’émotion, des dialogues posés et quelques pointes d’humour… Au final, ce septième film se hisse donc en seconde position des adaptations d’Harry Potter au cinéma, juste après le « Prisonnier d’Azkaban » qui reste à mes yeux l’opus le plus marquant, celui qui a su donner une nouvelle direction aux aventures du jeune Sorcier. Rendez-vous en juillet 2011 pour le huitième, et dernier, volet d’une franchise qui aura tout de même réussi à nous tenir en haleine durant une décennie. Qui dit mieux ?

Note: 7/10