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[Critique] Pirates des Caraïbes: la Fontaine de Jouvence (Rob Marshall) – Version 3D


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Pirates des Caraïbes: la Fontaine de Jouvence (Pirates of the Caribbean: On Stranger Tides), durée 2h20, sortie cinéma le 18 mai 2011, réalisé par Rob Marshall, avec Johnny Depp, Penélope Cruz, Geoffrey Rush, …

Après trois films réalisés par Gore Verbinski, la saga Pirates des Caraïbes prend un tournant en se voyant confiée à Rob Marshall (Chicago, Nine). Quatre ans après nous avoir fait voyager Jusqu’au Bout du Monde, les studios Disney et Jerry Bruckheimer lancent donc les prémices d’une nouvelle trilogie avec ce quatrième volet intitulé Pirates des Caraïbes: la Fontaine de Jouvence (On Stranger Tides en vo), alors même que l’on apprend que la suite est d’ores et déjà en cours d’écriture par Terry Rossio, scénariste historique de la série. Mais pour un fan de la première heure comme moi, forcément déçu par le précédent film, les 2h20 pouvaient se révéler n’être qu’une énorme galère. A tort ?

Dans cette histoire pleine d’action, où vérité, trahison, jeunesse éternelle et mort forment un cocktail explosif, le capitaine Jack Sparrow retrouve une femme qu’il a connue autrefois. Leurs liens sont-ils faits d’amour ou cette femme n’est-elle qu’une aventurière sans scrupules qui cherche à l’utiliser pour découvrir la légendaire Fontaine de Jouvence ? Lorsqu’elle l’oblige à embarquer à bord du Queen Anne’s Revenge, le bateau du terrible pirate Barbe-Noire, Jack ne sait plus ce qu’il doit craindre le plus : le redoutable maître du bateau ou cette femme surgie de son passé…

Deux acteurs principaux de la saga ayant jeté l’éponge (Orlando Bloom et Keira Knightley), c’est donc à Penélope Cruz qu’a échue la lourde tâche de donner la réplique à Johnny Depp, toujours aussi bon dans son interprétation du Capitaine Jack Sparrow. Bien que Penélope porte à merveille la tenue de flibustier, son rôle (Angelica) reste assez convenu et l’on aurait apprécié un peu plus de mystère chez cette ancienne nonne. Rassurez-vous : Geoffrey Rush (Hector Barbossa) est toujours présent, et l’on découvre avec plaisir Ian McShane (Barbe Noire), la française Astrid Berges-Frisbey (qui campe une sirène prénommée Syrena), Keith Richards (le père de Jack Sparrow) ou encore Richard Griffiths donnant vie à un exceptionnel Roi George II. En revanche, exceptées les sirènes (qui cachent bien leur jeu), n’imaginez pas un seul instant découvrir ne serait-ce que l’ombre d’une créature fantastique dans ce nouvel opus: pas un seul squelette ou kraken ne viendra donner un semblant de fantaisie à l’ensemble…

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Et c’est bien là le gros problème du film puisque, à trop vouloir en faire, les scénaristes ont réussi un tour de force assez incroyable: oublier de nous proposer une histoire digne de ce nom, avec son lot d’enjeux et d’intrigues. Ce quatrième volet définit donc parfaitement le terme « vide scénaristique« :  par exemple, les espagnols, pourtant à l’honneur durant l’introduction du film, ne feront finalement qu’une apparition fugace au bout de deux heures (dans une séquence proche de la parodie) et le spectateur ne saura jamais pourquoi tel ou tel camp veut retrouver la Fontaine de Jouvence. Pour nous servir des plans ultra longuets, Rob Marshall sait y faire, mais pour essayer de donner un minimum de densité au produit final, il faudra repasser… Quant à la 3D, même si le tournage s’est effectué avec les caméras adéquates, il n’y a absolument aucun intérêt à voir le film avec ces lunettes si décriées: c’est bien simple, en sortant de la salle, outre la durée pharaonique du film, la seule chose qui me venait à l’esprit était d’essayer de me rappeler quels plans avaient réussi à tirer parti de cette fameuse 3ème dimension…

Il n’y a donc pas grand chose de bon à tirer de cette Fontaine de Jouvence, à part bien évidemment le thème principal, composé de main de maitre par Hans Zimmer: comme à l’accoutumée, vous ressortirez de la salle en sifflotant et la mélodie risque très clairement de rester quelques jours dans vos têtes. Ce n’est pas franchement ce que l’on attend d’un blockbuster de ce calibre mais mis à part la relation entre la sirène et le prêtre, ou encore la présence de Johnny Depp (toujours aussi juste quand il s’agit d’incarner Jack Sparrow), il s’agit finalement du seul point positif à retirer du film. Pour notre plus grand désespoir…

Note: 3/10