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[Test] Dead To Rights: Retribution (Xbox 360)


Testé en solo sur la version commerciale de Dead To Rights: Retribution sur Xbox 360.

Apparue pour la première fois en 2003 sur l’ancienne génération de consoles, la licence Dead To Rights est peu à peu retombée dans l’indifférence. Namco Bandai a donc décidé de confier le développement de Dead To Rights: Retribution au studio Volatile Games, histoire de relancer la série en bonne et due forme après 4 années d’absence. Pari réussi ?

Scénario: Vous incarnez Jack Slate, flic à Grant City, accompagné de votre fidèle compagnon Shadow et pourvu d’une carrure boostée aux stéroïdes. Dans un scénario qui n’a rien à envier aux pires séries B, Jack va faire tout ce qui est en son pouvoir pour venger la mort de son père et nettoyer la ville de ses plus vils criminels et de la corruption ambiante. Pas la peine d’en faire des tonnes: le scénario n’est qu’un prétexte pour tirer sur tout ce qui bouge…

Graphismes: L’animation des personnages n’a vraiment rien d’exceptionnelle (et peut tendre vers le ridicule à certains moments) et la modélisation de Jack et autres protagonistes est plus que sommaire. De même, lors des gros plans, l’effet plastique sur les visages est flagrant: certaines textures ont clairement plusieurs années de retard. Du côté du level design, ce n’est guère mieux avec une succession de lieux/décors grisâtres agencés comme de longs corridors.

Jouabilité: Au premier coup d’oeil, vous noterez que Jack est un peu lourd dans ses déplacements ainsi que dans certaines situations, mais cela n’enlève finalement pas grand chose au gameplay général qui est plutôt bon pour tous ceux qui aiment les jeux bourrés d’action et qui n’ont pas peur de matraquer des boutons à tout va. En effet, Jack possède une attaque rapide (bouton Y), une attaque puissante (bouton B), et peut les combiner pour obtenir un coup « imparable ». De la même manière, il vous est possible de contrer les attaques de vos ennemis (bouton X) ou de vous servir de votre environnement avec un système de couverture (bouton A) tout droit sorti de la saga Gears Of War (sans pour autant être aussi optimisé). Côté armes, Jack peut transporter deux armes à la fois (petit et gros calibre), et si vous n’en possédez pas, vous pouvez toujours désarmer vos ennemis en plein combat. Afin de parfaire votre contrôle de la situation, vous pouvez également utiliser votre jauge de concentration (bouton LB) pour passer dans un mode « bullet point »: à noter que cette jauge se remplira progressivement au fur et à mesure de vos actions et combos. Gardons le meilleur pour la fin puisqu’il vous sera possible de déclencher des « Finishing Moves » ultra violents lors de vos combats (le QTE apparait après une succession de coups). Vous pourrez également donner des ordres à votre chien Shadow (attaquer, rester là, rapporter des munitions), voire le contrôler dans des phases d’infiltrations tout bonnement excellentes.

Durée de vie: Comptez 7 heures pour venir à bout du mode solo en difficulté normale: ce n’est pas bien lourd et le degré de rejouabilité est plutôt faible. Pour les plus téméraires, sachez qu’en difficulté maximale, il vous faudra une bonne dose de patience afin d’éviter la crise de nerfs. Pour améliorer tout cela, Namco Bandai vient d’annoncer un futur DLC à prix réduit ajoutant de nouveaux modes solo mais rien ne dit que vous aurez envie de ressortir le jeu à cette occasion…

Bande son: Les doubleurs ont abattu un bon boulot: les voix sont plutôt caricaturales mais tout cela colle bien à l’ambiance du jeu. Les musiques ne sont pas en reste avec quelques thèmes bien choisis et les différents effets sonores remplissent bien leur rôle (excepté quelques armes dont le bruit semble tout droit sorti d’un jouet pour enfant).

Conclusion: Pas franchement beau, affreusement répétitif et avec une rejouabilité proche de zéro, Dead To Rights: Retribution partait avec un nombre important de tares. Et pourtant, le gameplay aide le titre à sortir la tête de l’eau même s’il ne propose pas de grandes nouveautés: les mises à mort sont plutôt bien réalisées et l’apport de Shadow, notamment au travers des phases d’infiltrations, est un pur bonheur. A quand un spin-off uniquement centré sur Shadow ?

Note: 6/10