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[Test] Gravity Rush (PS Vita)


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Testé en solo sur la version commerciale de Gravity Rush sur PS Vita.

Prévu pour sortir en Europe lors du lancement de la PlayStation Vita, Gravity Rush se sera finalement fait attendre quatre mois supplémentaires avant de débarquer dans nos chaumières. Développé par la Team Siren, un studio japonais connu (et reconnu) pour ses survival-horrors, Gravity Rush est très certainement le titre le plus original de la nouvelle console de Sony. Mais à force de l’attendre comme le messie, il se pourrait bien que le résultat soit déceptif pour une frange de joueurs…

Scénario: Vous incarnez Kat, une jeune fille qui se réveille tant bien que mal dans un parc assez lugubre et qui souffre visiblement d’amnésie (c’est un peu facile, je vous l’accorde). A vos côtés, vous apercevrez rapidement Poussière, un chat noir qui va vous suivre durant toute l’aventure et qui va se révéler indispensable puisque vos pouvoirs fonctionnent uniquement lorsque le félin est dans les parages. Vous découvrirez rapidement que la ville d’Hekseville est en proie à des attaques lancées par des créatures organiques aux formes multiples, les Névis, et que certaines parties de la ville ont été englouties par d’énormes tempêtes gravitationnelles. A vous de remettre de l’ordre dans tout cela, et de résoudre les nombreux mystères qui planent sur la cité…

Graphismes: Esthétiquement parlant, Gravity Rush est une vraie réussite ! Son cell-shading est une pure merveille pour les yeux, et l’animation est rarement prise à défaut (excepté lors de très rares ralentissements). De plus, il faut noter qu’un véritable travail a été apporté par le studio au niveau de la richesse et de la diversité des environnements : la ville est superbement modélisée, tandis que certains endroits annexes (surprise !) ne manquent pas de cachet !!! A noter que l’élimination des boss se fait via un QTE final qui déclenche une animation mettant en lumière Kat et ses pouvoirs de Reine de la Gravité, une mise à mort qui devient de plus en plus violente au fur et à mesure de votre progression dans le jeu, et donc de plus en plus explosive pour nos rétines. Les cinématiques ne sont pas en reste puisqu’il s’agit de séquences type BD animée, hyper léchées, où le joueur est invité à faire défiler les vignettes afin d’en apprendre plus sur l’histoire du jeu…

Jouabilité: Relativement simple d’accès, bien pensé au niveau de la manipulation de la gravité (la gâchette droite vous permettant d’enclencher vos pouvoirs), Gravity Rush pêche tout de même par sa gestion des caméras qui deviennent rapidement folles lors des combats aériens contre les Névis (préparez les sacs à vomis !). Les commandes gyroscopiques laissent vraiment à désirer, mais le pire reste très certainement la fonctionnalité « glissade » que vous n’utiliserez quasiment jamais tellement son implémentation est mauvaise : un doigt posé à chaque extrémité de l’écran, le gyroscope pour tourner/sauter, et un véritable mal de crâne après chaque utilisation prolongée ! Pour ce qui est du reste, et notamment des pouvoirs de Kat, vous aurez tout le loisir de les améliorer en utilisant les Gemmes « Mystérieuses » récoltées ici ou là , de quoi booster votre jauge de vie, vos coups de pied, mais également vos attaques spéciales glanées au fil de l’aventure…

Durée de vie: Comptez une bonne dizaine d’heures pour venir à bout des 21 chapitres, en ligne droite qui plus est, sans vraiment prendre le temps de flâner ou de participer aux défis (assez inintéressants, et surtout répétitifs à souhait). Par ailleurs, les développeurs proposent déjà quelques DLCs, histoire de gonfler la durée de vie du jeu, mais rassurez-vous : aucun d’entre eux n’est essentiel à l’histoire… En revanche, si vous êtes amateurs de Trophées, vous risquez de passer un bon moment sur le jeu, ne serait-ce que pour remporter une médaille d’or sur tous les défis !

Bande son: Le studio n’ayant pas jugé nécessaire de proposer un doublage en anglais et/ou français, les joueurs devront donc se contenter des voix japonaises, excellentes au demeurant. Rassurez-vous, des sous-titres français sont tout de même disponibles afin de ne rien rater des aventures de Kat ! Du côté des effets sonores, il n’y a pas grand chose à jeter, les bruitages s’accordant assez bien à l’action, notamment lors des combats et des vols gravitationnels; mais ce sont surtout les musiques qui devraient recueillir tous les suffrages, chaque quartier de la ville baignant dans sa propre atmosphère musicale (mention spéciale aux sonorités jazzy)…

Conclusion: Au final, Gravity Rush n’est pas un mauvais jeu, loin de là ! Doté d’une patte graphique à tomber à la renverse, le jeu réussit également à nous proposer un gameplay original, notamment par le biais des pouvoirs liés à la gravité. Las, le scénario se révèle rapidement bancal, vous baladant d’un bout à l’autre de cet univers sans but précis, et se permettant même de se finir d’une manière assez surprenante en relatant divers évènements durant les crédits de fin, comme si certaines missions avaient été supprimées au dernier moment. Malheureusement, la plupart des (véritables) questions resteront sans réponses et il ne reste plus qu’à espérer que Gravity Rush 2, plus ou moins annoncé par la conclusion, soit un peu moins fainéant au niveau des révélations …

Note: 7/10