Monster Train First Class

[Test] Monster Train First Class (Switch)


Monster Train First Class (version dématérialisée, v2.0.0, sortie le 19 août 2021), Développeur: Shiny Shoe, Éditeur: Good Shepherd Entertainment

Développé par le studio américain Shiny Shoe, Monster Train est un savant mélange entre roguelike et deck builder (jeux de carte) qui avait déjà enchanté les joueurs PC l’an dernier, avant de bénéficier d’une adaptation sur d’autres plateformes. Mais c’est surtout sur la console hybride de Nintendo que le jeu était attendu, le concept étant parfait pour jouer en mode portable, et une bonne nouvelle n’arrivant jamais seule, nous bénéficions ici d’une édition baptisée Monster Train First Class comprenant le jeu ainsi que sa première extension « La dernière divinité ».

Le scénario est finalement assez simple puisque le paradis a plus ou moins gagné la guerre ancestrale, l’enfer a gelé et vous seul pouvez protéger son dernier brasier des forces célestes et restaurer ses flammes (et son aura d’antan). Et pour mener ce brasier à bon port, vos troupes se sont installées dans un train qui roule à pleine vitesse vers le centre de l’enfer. Mais bien évidemment, rien ne va se dérouler comme prévu et vous aurez fort à faire face aux hordes du paradis, bien décidés à gravir les quatre étages de votre wagon pour aller s’en prendre au brasier ! Ce dernier peut rendre les coups (façon de parler) mais vous aurez fort à faire afin de garder sa vitalité au plus haut au fur et à mesure des affrontements: il est possible de le raviver légèrement entre deux combats mais gardez en tête que s’il atteint zéro, la partie est terminée…

Et quand la partie est finie, il est alors grand temps de repenser votre stratégie globale en choisissant parmi les six factions débloquées au fil de votre progression. Vous devrez en choisir une principale (votre champion, à améliorer) et une secondaire, sachant que ces mélanges amèneront à des parties bien différentes.

Les parties se jouent au tour par tour et vous devez utiliser judicieusement les cartes qui vous ont été proposées aléatoirement, entre les soldats à poser à chaque étage, les sorts offensifs ou défensifs et j’en passe. Lorsque vous ne pouvez plus rien jouer ou si le résultat à l’écran vous convient, vous devez terminer votre tour et vous assistez alors aux affrontements entre les deux camps. Si dans les premières parties il est recommandé de bien regarder ce qu’il se passe à l’écran, sachez qu’il sera possible de regarder tout cela en vitesse hyper accélérée, ce qui peut faire gagner pas mal de temps lorsque l’on en est à sa dixième ou centième partie.

Le jeu étant basé sur un principe de deck building, il y a bien évidemment tout un aspect collectionnite aigue en fil rouge. A cet effet, vous aurez un registre à votre disposition qui vous indiquera les cartes débloquées par clan, les artefacts découverts au gré de vos missions, les améliorations de vos champions et toute une ribambelle de statistiques qui devraient vous pousser à jouer encore et encore. Personnellement, cela m’a rappelé mes heures les plus sombres à jouer à Magic the Gathering ou Hearthstone, et ce n’était pas pour me déplaire.

Et si le titre vous parait redondant à force d’enchainer les parties (on n’aime pas tous collectionner des cartes), sachez qu’il sera également possible de participer à des Défis: parties multijoueurs en temps limité, défis quotidiens avec classement mondial, ou encore les défis communautaires. Bref, il y a de quoi vous occuper durant de nombreuses heures, surtout que le principe du roguelike peut vous amener assez facilement à reprendre le jeu pour des sessions rapides entre deux tests de jeux plus musclés.

D’un point de vue graphique, le titre se permet également d’être particulièrement attachant avec une touche artistique qui accroche instantanément (le bestiaire est superbe). Les parties se jouant dans un espace assez confiné (le train sur quatre étages), le résultat est également particulièrement fluide et très bien animé. Quand on vous disait que le genre était parfait pour la Nintendo Switch… Et comme le studio n’a pas fait les choses à moitié, l’interface est également intuitive et très simple d’utilisation. Que demander de plus ?

Au final, Monster Train First Class est un excellent jeu de cartes à collectionner, doublé d’un aspect roguelike qui permet de renouveler assez rapidement les parties, même si ce principe ne sied pas à tout le monde. Beau, fluide, dynamique, accrocheur, le titre peut se targuer d’être un coup de maitre si tant est que l’on fasse fi du côté redondant et de la difficulté inhérente au genre. Il faut espérer que le studio continue à faire vivre intelligemment son titre dans les prochains mois, en proposant par exemple de nouvelles cartes et clans dans des extensions (gratuites ou payantes), sans toutefois déséquilibrer l’univers du jeu…

Monster Train First Class
Monster Train First Class (Switch)
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