R Type Final 2

[Test] R-Type Final 2 (Switch)

Bons plans et offres de précommande

R Type Final 2

[Bon Plan] R-Type Final 2 – Inaugural Flight Edition (Switch)

À partir de 49,99€ 

R-Type Final 2 (version physique, v1.0.2, sortie le 30 avril 2021), Développeur: Granzella, Éditeur: NIS America

La franchise R-Type fait parti des pionniers du genre shoot’em up à défilement horizontal et encore aujourd’hui, la simple évocation de ce nom fait briller les yeux de certains joueurs, ce qui n’est pas une mince affaire pour une série dont le premier épisode date tout de même de 1987. Pour ma part, ma première rencontre avec la licence fut Super R-Type, sorti en 1991 sur Super Nintendo (il s’agissait d’un remix de R-Type II sorti deux ans plus tôt sur borne d’arcade). Le cinquième épisode canonique, R-Type Final, a débarqué en 2003 sur PlayStation 2 et depuis, il faut bien avouer que la série s’appuyait surtout sur des compilations, des spin-offs ou des produits dérivés. Mais en 2021, il est enfin le temps de découvrir la suite sobrement baptisée R-Type Final 2 et développée par le studio Granzella dont le dernier fait d’armes reste Disaster Report 4 qui, soyons francs, ne restera pas dans la mémoire collective.

Pour la petite histoire, sachez que le titre a été annoncé un 1er avril, avant de connaitre deux campagnes de financement participatives en 2019 afin de pouvoir profiter d’un budget conséquent. Et enfin, sachez que je ne suis pas du tout un spécialiste de ce type de jeux: j’adore les shoot’em up mais je n’ai clairement pas toute la connaissance nécessaire pour pouvoir avoir un avis tranché sur la mécanique des armes par exemple, ou sur le pattern des ennemis.

Je passerai rapidement sur l’habillage autour du jeu qui utilise le moteur Unreal Engine 4. La 3D n’est clairement pas à la hauteur et cela se ressent au niveau des différentes cinématiques qui viennent émailler votre aventure: on est clairement face à une qualité qui fleure bon la génération Xbox 360 / PlayStation 3 et il est certain que ce n’est pas cette partie du jeu qui a dû grever le budget. Qui plus est, il est impossible de passer l’introduction à chaque nouvelle partie (la fonctionnalité « skip » ne vous permet de gagner que quelques secondes), il faudra donc voir et revoir cette médiocrité alors que la seule chose qui vous intéressera, c’est de passer à l’action !

Pour cela, il faudra choisir votre vaisseau, ainsi que le niveau de difficulté (avec une incidence sur les Crédits à disposition), sachant que le niveau « Entrainement » pourrait déjà donner du fil à retordre à pas mal de joueurs. Pour rappel, le jeu vous propose de piloter un vaisseau doté d’un module supplémentaire (baptisé Force) qui peut se désolidariser de votre engin principal et s’occuper de vos ennemis de façon quasi autonome. Votre vaisseau principal possède deux types de tir, une attaque spéciale, ainsi que la possibilité de lancer ou de rappeler ce fameux module. Mais attention, au moindre tir qui vous touchera, vous devrez recommencer le niveau, ce qui peut être assez frustrant pour les débutants.

Comme évoqué plus tôt, la 3D laisse clairement à désirer et apportera quelques imprécisions dans vos parties comme par exemple lorsque vous apercevrez des ennemis au second plan s’approcher de vous: ils sont impossibles à dégommer au premier abord, et débarquent soudainement au premier plan sans crier gare. Et ne vous y trompez pas, cela peut aussi arriver avec des éléments du décor, ce qui pourrait vous obliger à recommencer un niveau alors que vous étiez pleinement concentrés sur les projectiles ennemis. Bref, il aurait sans doute été plus convaincant de proposer un jeu entièrement en 2D, avec une meilleure utilisation des palettes de couleurs.

A côté de cela, il y a de nombreux éléments à débloquer dans la galerie (les férus de la licence devraient être aux anges), mais également des modes (type score attack) ou des vaisseaux supplémentaires qui vous permettront de parcourir à nouveau les niveaux avec de nouvelles caractéristiques. Côté durée de vie, il est tout à fait possible de faire un run en moins de 30 minutes (chaque mission étant finalement assez courte), mais sachez qu’il existe plusieurs chemins/embranchements pour arriver au niveau final et qu’il ne sera pas rare de mordre la poussière face aux boss lors de vos premiers essais.

Malheureusement, le studio a cédé aux sirènes de l’argent facile et un Season Pass à 20€ est d’ores et déjà proposé sur l’eShop Switch. Ce dernier propose trois packs, qui sortiront tous d’ici l’été 2021, sachant que chaque contenu embarquera deux niveaux supplémentaires. Vu le peu de niveaux intégrés au jeu de base, on aurait aimé que ces contenus supplémentaires soient proposés gratuitement mais que voulez-vous…

Au final, R-Type Final 2 est un shoot’em up plaisant mais perfectible, doté d’un challenge relevé qui pourrait frustrer une bonne partie des joueurs. On aurait toutefois apprécié avoir plus de niveaux à parcourir dans le jeu de base, mais également une meilleure utilisation des modèles 3D (quitte à ne pas du tout en utiliser). En l’état, le titre laisse un petit goût d’inachevé mais il serait toutefois dommage de passer à côté de cette quasi résurrection d’un mythe du shoot’em up, surtout que les derniers niveaux sont bien plus intéressants que les deux ou trois premiers. Et qui sait s’il ne faudra pas encore attendre quinze années avant de voir débarquer un nouvel opus…

R Type Final 2
R-Type Final 2 (Switch)
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