Samurai Warriors 5

[Test] Samurai Warriors 5 (Switch)

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Samurai Warriors 5

[Bon Plan] Samurai Warriors 5 (Switch)

À partir de 54,99€ 

Samurai Warriors 5 (version physique, v1.02, sortie le 27 juillet 2021), Développeur: Omega Force, Éditeur: Koei Tecmo

La franchise Samurai Warriors peut désormais s’enorgueillir d’avoir vendu plus de huit millions d’exemplaires de par le monde, et ce depuis le premier opus sorti en 2004 sur Xbox et PS2. Mais attention, Samurai Warriors 5 n’est pas vraiment le cinquième épisode de cette licence développée par Omega Force puisque chaque volet a le droit à un grand nombre de déclinaisons, ce qui en fait une véritable manne financière pour le studio et son éditeur. Mais après quasiment vingt années, il était peut-être temps d’attirer de nouveaux joueurs dans ce genre bien particulier et c’est sans doute la raison pour laquelle cet épisode se rapproche plutôt d’un reboot de la série, avec un focus sur la vie des officiers Nobunaga Oda et Mitsuhide Akechi.

Comme d’habitude, le scénario du jeu se base sur des faits historiques réels mais en prenant bien évidemment de grandes largesses afin de nous proposer de l’action à tout va à l’ère Sengoku: c’est aussi cela l’essence même du genre Musou. Bien évidemment, vous ne couperez pas aux grandes rivalités et aux nombreux retournements de situation afin de vous proposer du grand spectacle.

Car on ne change pas pour autant la recette bien éprouvée et Samurai Warriors 5 est, une fois de plus, un énorme défouloir où votre personnage devra combattre des milliers d’adversaires afin de mener à bien sa mission, chaque niveau ayant des conditions de victoire et de défaite. Mais ce n’est pas tout car chaque niveau possède aussi ses objectifs, principaux comme secondaires, pas toujours connus et une note vous sera attribuée à la fin de chacun (S étant l’excellence). Lors du bilan, votre performance au combat aura une influence sur la quantité d’or, l’XP et les points de compétence que vous recevrez. Bref, si vous souhaitez faire le tour complet du jeu, vous risquez d’y passer beaucoup de temps.

L’habillage général du titre est plutôt réussi, avec des artworks de toute beauté venant émailler votre progression, et des cinématiques basées sur le moteur assez sympathiques (on ne va pas se voiler la face, ce n’est pas non plus complètement fou). L’interface est également une réussite, et si vous avez peur de vous perdre parmi quarante menus, cela ne devrait pas être le cas ici, même s’il y a pas mal de gestion à effectuer entre deux combats lorsque vous vous trouvez dans votre Château. D’ailleurs, si au début du jeu vous n’aurez accès qu’au Château, vous débloquerez assez rapidement l’accès au Dojo (pour équiper des armes et entrainer des officiers), à la Forge (pour gérer les compétences d’armes), au Magasin (pour acheter des objets ou des armes), ou encore aux Ecuries (pour gérer au mieux vos destriers). Dans le même esprit, si vous n’avez accès qu’au mode Musou pour débuter le jeu, vous devriez assez rapidement débloquer le mode Citadelle (où votre but est de protéger votre base) et à la Salle des trésors (qui vous donne un aperçu de votre activité et vous permet notamment d’écouter la bande originale). A noter qu’il existe également une option Ermitage qui propose de voir certaines scènes entre vos personnages lorsque vous serez parvenus à améliorer vos liens d’amitié.

En terme de jeu à proprement parler, on ne va pas se mentir, c’est fluide en mode portable mais ce n’est pas non plus une référence en la matière: le cel-shading sert parfaitement à masquer les carences techniques du moteur largement daté. Le jeu étant pensé comme un énorme défouloir, vous n’allez sans doute pas porter une très grande attention aux détails et c’est sans aucun doute préférable car il y a pas mal de concessions (aliasing, clipping) pour nous proposer une expérience digne de ce nom. On retiendra tout de même qu’il sera quasi obligatoire de verrouiller vos ennemis (surtout les principaux antagonistes) afin de ne pas les perdre de vue dans cet énorme capharnaüm (surtout s’ils passent leur temps à se cacher au milieu de dizaines de soldats).

Au niveau du gameplay, on ne va pas se mentir, à peu près tout le monde sera capable de passer les premiers niveaux sans réfléchir: il suffit de matraquer les boutons d’attaque afin de décrocher d’excellentes notes à la fin. Mais c’est par la suite que cela commence à se gâter et qu’il faudra commencer à maitriser certaines techniques comme les attaques frénétiques musou, les attaques depuis votre monture, ou tout simplement les techniques ultimes (vous pouvez en équiper jusqu’à quatre types différents). La puissance d’attaque, la porté et le type d’unité ennemie affectée dépend de chaque technique et il faudra faire preuve d’un minimum de réflexion afin de vous équiper au mieux avant chaque combat.

Enfin, il est également possible de jouer à deux en coopération, que ce soit en ligne ou en local, mais étant à l’étranger lors de mon test, je n’ai pas pu tester ces fonctionnalités (pour l’instant).

En revanche, il est fort dommage que le jeu propose d’ores et déjà un Season Pass affiché à 32,99 Euros, ce qui est loin d’être anecdotique comme tarification. Surtout, les extensions sortent assez rapidement, ce qui laisse penser (malheureusement) qu’ils étaient prêts bien avant la sortie du jeu et qu’ils auraient donc pu être intégrés d’une manière ou d’une autre au package de base. Le DLC Première Vague inclut trois nouveaux scénarios, trois chevaux supplémentaires et deux packs d’armes; tandis que le DLC Deuxième Vague ajoute trois scénarios héroïques, trois nouveaux chevaux en plus et trois sets d’armes supplémentaires. Bref, les fans seront aux anges, mais le coût pourrait être un sacré frein pour des joueurs découvrant la série…

Au final, Samurai Warriors 5 réussit très bien son pari: proposer un Musou complet (même si l’on regrettera un nombre de personnages en très forte baisse) et une expérience agréable afin d’attirer de nouveaux joueurs dans ce genre tant décrié (notamment pour sa répétitivité). Il faut d’ailleurs noter que le studio a eu excellente idée de proposer une traduction française de qualité, ce qui permet à tout le monde de profiter du jeu et de ses subtilités. S’il faut compter une trentaine d’heures pour finir les histoires principales, vous devrez passer beaucoup plus de temps si vous souhaitez récolter des rangs S à chaque niveau, ou encore pour venir à bout des missions annexes. On regrettera tout de même la présence de contenus additionnels payants à peine quelques jours après la sortie du titre, et il faut garder à l’esprit que le studio risque forcément de nous proposer des déclinaisons du jeu dans les années à venir. Devra-t-on attendre sept années avant de découvrir le sixième épisode ?

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Samurai Warriors 5 (Switch)
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