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[Test] Transformers: La Guerre pour Cybertron (Xbox 360)


Testé en solo et multijoueur sur la version éditeur de Transformers: La Guerre pour Cybertron sur Xbox 360.

Jusqu’à maintenant, évoquer la licence Transformers auprès des joueurs s’accompagnait généralement de rires voire de moqueries. Bien conscient de ce fardeau, Activision a décidé de confier la réalisation d’un nouveau volet au studio High Moon Studios (DarkWatch, La mémoire dans la peau). Et le troisième film n’arrivant que l’année prochaine, les développeurs ont pris le parti de situer l’action de Transformers: La Guerre pour Cybertron sur … Cybertron, la planète d’origine des robots.

Scénario: La campagne se divise en 10 chapitres, les cinq premiers pour les Décepticons et les cinq suivants avec les Autobots d’Optimus: libre à vous de commencer directement par les Autobots mais sachez tout de même qu’il existe une certaine chronologie et qu’il est préférable de commencer par le début. Vous apprendrez ainsi par quelle manière Mégatron a pu mettre la main sur l’Energon Noir et battre Zeta Prime; tandis que la suite des événements vous permettra de mieux comprendre comment Optimus Prime est devenu le leader que l’on sait.

Graphismes: Même s’il ne plaira pas à tout le monde, le design général des robots colle parfaitement à l’univers. En revanche, du côté des décors de Cybertron, il est assez dommage de voir une palette de couleurs si réduite: certes il s’agit d’un univers de métal, mais quelques déclinaisons n’auraient pas fait de mal. Mention spéciale aux séquences (rapides) de transformation…

Jouabilité: De ce côté là, et hormis quelques passages où je me suis énervé sur mes compagnons d’infortune qui me barraient le passage, il n’y a pas grand chose à redire. La transformation véhicule/robot se fait simplement en pressant le stick gauche. En mode véhicule, la gâchette gauche sert à accélérer et la droite à tirer, tandis que ces même boutons sont utilisés pour zoomer et tirer en mode Robot. Le bouton Y est assigné au changement d’armes, le X aux diverses actions (recharger, activer des systèmes, prendre une arme), le B aux grenades et le A aux sauts voire doubles sauts. Quant aux boutons LB et RB, ils sont affectés à différents pouvoirs. Un système de couverture aurait néanmoins été le bienvenu et il est à regretter un manque flagrant de munitions sur le terrain, vous obligeant à fuir les combats de temps à autre pour revenir en arrière pour refaire vos réserves.

Durée de vie: Si vous décidez de jouer en solo, il vous faudra 8 heures maximum pour finir Transformers: La Guerre pour Cybertron en difficulté normale: il n’y a pas vraiment de challenge à proprement parler, et les niveaux s’enchainent assez rapidement. Mais le jeu vous permet également de revivre la campagne en coopération, et de participer à 6 modes de jeux multijoueur sur un total de 8 cartes. Parmi ces modes, je vous conseillerais surtout Escalade qui ressemble (étrangement) au mode Horde de Gears Of War et qui m’a fait « perdre » un certain nombre d’heures.

Bande son: Le jeu est intégralement doublé en français, un effort louable de la part de l’éditeur, surtout que les filtres sonores sur les voix ont été conservés. En revanche, le casting de ces même voix est loin d’être parfait, et l’on aurait souhaité pouvoir passer aux voix originales en cours de jeu. Du côté des effets sonores à proprement parler, il n’y a pas grand chose à jeter: les joueurs retrouveront les bruitages qui ont fait la popularité de la série (notamment lors des transformations) et le rendu des différentes armes est plutôt réussi.

Conclusion: Pour aller droit au but, je dirais que ce Transformers: La Guerre pour Cybertron m’a agréablement surpris. Alors que je m’attendais à un n-ième jeu à licence sans saveur, je me suis retrouvé face à une très bonne adaptation de l’univers des Transformers. On pourrait bien évidemment argumenter sur la répétitivité de certaines séquences ou sur la linéarité des campagnes, mais ce serait oublier les modes multijoueur qui sauront vous retenir durant de nombreuses heures supplémentaires. Et puis la nostalgie…

Note: 7/10