Ys Ix Monstrum Nox

[Test] YS IX: Monstrum Nox (Switch)

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Ys Ix Monstrum Nox

DealYS IX: Monstrum Nox – Pact Edition (Switch) 

À partir de 49,99€ 

YS IX: Monstrum Nox (version physique, v1.0.2, sortie le 9 juillet 2021), Développeur: Nihon Falcom, Éditeur: NIS America

Après l’énorme succès rencontré par Ys VIII: Lacrimosa of Dana, sorti en 2016 sur PS Vita et en 2018 sur Nintendo Switch, le studio Nihon Falcom continue sa série d’Action-RPG en nous proposant un neuvième volet baptisé YS IX: Monstrum Nox, déjà disponible au Japon depuis quasiment deux ans. Pour la petite histoire, sachez que Ys, premier du nom, est sorti en 1987 sur ordinateur, avant de connaitre des portages sur un nombre assez impressionnant de plateformes…

Comme d’habitude, vous allez suivre les aventures d’Adol Christin mais si vous n’êtes pas coutumier de la série, pas de problèmes puisque les histoires restent assez indépendantes. Ici, votre aventure débute dans une immense prison dont vous allez devoir échapper. Après quelques combats et un premier boss assez rapidement expédiés en guise de tutoriel, il sera temps pour nous de découvrir comment vous en êtes arrivés là avec un petit saut dans le temps de dix jours, lors de votre arrivée avec votre fidèle compagnon Dogi dans la ville pénitentiaire de Balduq où vous allez rapidement apprendre que des individus appelés Monstrums ont récemment fait leur apparition. Il faut avouer que ce type de procédé est usé jusqu’à la moelle depuis de nombreuses années mais cela permet d’encourager plus de monde à se plonger dans l’intrigue (mais comment en est-il arrivé là ? comment est-il devenu si fort ? Tant de questions…).

D’un point de vue graphique, le titre est plutôt agréable à l’oeil mais la première chose qui risque de vous irriter, c’est ce flou généralisé en mode portable sur la console de Nintendo, cet aliasing de tous les instants et une distance d’affichage assez réduite. Et pourtant, on ne peut pas dire que les environnements, particulièrement austères, recellent de textures majestueuses mais comme nous sommes face à une licence de niche, les moyens du studio ne sont pas faramineux et les développeurs ont tout de même fait du bon boulot avec leurs possibilités actuelles.

Au niveau jouabilité, nous ne sommes pas loin du sans faute, avec des combats dynamiques et des possibilités hyper jouissives, à tel point que l’on attend impatiemment l’apparition d’un nouveau boss pour s’éclater dans tous les sens du terme. Pour ma part, le fameux joycon drift de la Switch m’est tombé dessus en jouant à ce titre, après plus de quatre ans de bons et loyaux services de mes joy-cons: autant vous dire que j’ai connu quelques difficultés lors des phases de choix de dialogues (mon choix changeait tout seul avant d’avoir eu le temps de le valider), et quelques énervements lors des combats, mais rien qui ne m’a finalement empêché de profiter à fond de l’expérience proposée par le titre. Chaque Monstrum possède un don mais également des capacités spéciales qui lui sont propres, sans parler de l’esquive et de la parade qui deviendront vos plus fidèles alliées lors de certains combats. Le mélange de tous ces ingrédients est une franche réussite qui permet d’apprécier les combats à leur juste mesure (si tant est que le framerate ne vienne pas vous jouer des tours). Et comme on ne se sent jamais vraiment en danger, avec de nombreuses possibilités pour regagner des points de vie, force est de constater que les combats ne font pas vraiment peur (ce qui n’enlève rien à leur charme).

Du côté du jeu, sachez que YS IX propose plusieurs niveaux de difficulté et qu’une vérification est effectuée en début de partie afin de vérifier si vous possédez (ou non) une sauvegarde pour YS VIII, histoire de vous débloquer un objet spécial. Une fois n’est pas coutume avec NIS America, le titre propose des textes en français de très bonne facture, et les doublages sont disponibles en japonais et en anglais. D’ailleurs, il est fort déconcertant d’avoir une traduction FR aussi éloignée du doublage anglais: je sais qu’il y a pas mal d’adaptations à faire pour ne pas obtenir une traduction littérale, mais ici j’ai trouvé qu’on se détachait pas mal du doublage et j’ai fini par ne prendre en compte que la partie audio lors des dialogues pour profiter pleinement du jeu.

Pour le reste, vous retrouverez tous les ingrédients d’un excellent A-RPG, avec un bestiaire qui se remplira à vue d’oeil, des statistiques à outrance, la possibilité de sauvegarder à n’importe quel moment (en plus des sauvegardes automatiques), et j’en passe. On regrettera tout de même que le titre fasse la part belle aux DLC payants dès sa sortie, avec des bundles de costumes ou d’accessoires frolant allègrement les quinze euros. Avec une sortie décalée de plusieurs mois par rapport à d’autres plateformes, le studio aurait très certainement pu inclure certains de ces objets dans le jeu de base (ou au pire rendre certains téléchargements gratuits).

Si l’on parvient à faire fi de sa progression assez linéaire, avec des contraintes nous empêchant de rejoindre telle ou telle zone, YS IX: Monstrum Nox est un excellent RPG qui devrait vous tenir en haleine durant une quarantaine d’heures, et bien plus si vous souhaitez tout finir. Malgré sa direction artistique assez convenue et un moteur en souffrance (surtout en mode portable), le titre se permet tout de même de proposer un gameplay dynamique lors des combats et une bande son qui devrait ravir les fans du genre. Il ne reste plus qu’à espérer que le jeu rencontre le succès commercial qu’il mérite, histoire de donner un peu plus de capacités financières au studio et ainsi de nous proposer un dixième épisode digne de ce nom. Rendez-vous dans quelques années pour voir le résultat !

Ys Ix Monstrum Nox
YS IX: Monstrum Nox (Switch)
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