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[Critique] Le Hobbit: un voyage inattendu (Peter Jackson) – Version 3D


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Le Hobbit: un voyage inattendu (The Hobbit: An Unexpected Journey), durée 2h45, sortie cinéma le 12 décembre 2012, réalisé par Peter Jackson, avec Ian McKellen, Martin Freeman, Richard Armitage, …

Après nous avoir offert une adaptation de la trilogie Le Seigneur des Anneaux absolument dantesque, Peter Jackson replonge dans la Terre du Milieu pour notre plus grand plaisir avec Le Hobbit: un voyage inattendu, première partie d’une trilogie qui devrait prendre fin en 2014. A l’origine, Bilbo Le Hobbit est un roman pour enfants de J.R.R. Tolkien paru en 1937 au Royaume-Uni, soit près de 20 ans avant La Communauté de l’Anneau. Bien qu’un film d’animation nous avait déjà été proposé en 1977, c’est bien évidemment la vision de Peter Jackson qui était attendue par des hordes de fans, là où il fut un temps question de retrouver Sam Raimi ou encore Guillermo del Toro derrière la caméra. Et comme il fallait s’y attendre, l’émerveillement est au rendez-vous…

Dans UN VOYAGE INATTENDU, Bilbon Sacquet cherche à reprendre le Royaume perdu des Nains d’Erebor, conquis par le redoutable dragon Smaug. Alors qu’il croise par hasard la route du magicien Gandalf le Gris, Bilbon rejoint une bande de 13 nains dont le chef n’est autre que le légendaire guerrier Thorin Écu-de-Chêne. Leur périple les conduit au cœur du Pays Sauvage, où ils devront affronter des Gobelins, des Orques, des Ouargues meurtriers, des Araignées géantes, des Métamorphes et des Sorciers…
Bien qu’ils se destinent à mettre le cap sur l’Est et les terres désertiques du Mont Solitaire, ils doivent d’abord échapper aux tunnels des Gobelins, où Bilbon rencontre la créature qui changera à jamais le cours de sa vie : Gollum.
C’est là qu’avec Gollum, sur les rives d’un lac souterrain, le modeste Bilbon Sacquet non seulement se surprend à faire preuve d’un courage et d’une intelligence inattendus, mais parvient à mettre la main sur le « précieux » anneau de Gollum qui recèle des pouvoirs cachés… Ce simple anneau d’or est lié au sort de la Terre du Milieu, sans que Bilbon s’en doute encore…

Les évènements se déroulent soixante ans avant ceux du Seigneur des Anneaux et nous permettent de découvrir un Bilbo Sacquet jeune et insouciant, incarné par Martin Freeman (H2G2, Hot Fuzz, la série Sherlock). Malheureusement pour lui, sa vie bien rangée va basculer le jour où Gandalf Le Gris (Ian McKellen) va débarquer à Cul-de-Sac accompagné de 13 nains afin de lui proposer l’aventure de sa vie : reconquérir Erebor, la Montagne Solitaire, ancienne forteresse des nains et abritant en son sein une fortune inestimable, gardée par l’effrayant Dragon Smaug. D’abord hésitant à quitter sa paisible Comté, Bilbo se laissera finalement persuader de signer un contrat lui permettant de rejoindre la Compagnie des Nains dans leur quête, quête dont le dénouement pourrait s’avérer être plus sombre que prévu…

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Peter Jackson ayant finalement opté pour une trilogie, cela se ressent énormément durant les 45 premières minutes du film où la Compagnie passe le plus clair de son temps à manger, boire, parler, chanter, se vanner et à bien expliquer (encore et encore) les raisons de son (futur) périple. Certains spectateurs pourraient trouver cette partie ennuyante tellement elle se révèle être plate et bavarde, mais cette exposition permet de mieux cerner les tenants et aboutissants de cette grande aventure. Parce que disons le franchement, les deux heures qui suivent sont une pure merveille, que ce soit au niveau des pérégrinations de cette troupe atypique (sachant qu’ils sont courageux mais loin d’être de vaillants guerriers) , mais également pour le plaisir de nos yeux avec des scènes d’action assez mémorables. Bien évidemment, il est impossible de les citer ici pour ne pas trop vous spoiler, mais quand une simple balade sur un col de montagne se métamorphose sous nos yeux en un véritable pugilat, il est impossible de rester insensible au voyage qui nous est proposé; surtout que ce dernier a été bonifié par des éléments provenant de l’ouvrage Contes et légendes inachevés qui ne dénaturent en rien l’oeuvre originale. Quant au lien avec Le Seigneur des Anneaux, il sera rapidement fait par les spectateurs puisqu’ils auront le plaisir de retrouver quelques visages connus comme Elrond (Hugo Weaving), Galadriel (Cate Blanchett), Frodon (Elijah Wood), ou encore Saroumane (Christopher Lee) lors de certains moments clés du récit. En revanche, n’espérez pas retenir le nom du moindre nain, excepté Thorin Écu-de-chêne (Richard Armitage) héritier du trône, ces derniers se déplaçant toujours en groupe et aucun d’entre eux n’ayant vraiment le droit à une séquence le mettant en avant plus qu’un autre…

Passée l’introduction qui tire en longueur (pour la bonne cause ?), le temps passe donc relativement vite et les évènements s’enchainent à une vitesse étonnante. Jusqu’à LA rencontre qui était attendue par tous les fans : celle entre Bilbo et Gollum (Andy Serkis), dans les bas-fonds des Monts Brumeux. C’était un moment que j’attendais tout particulièrement, par rapport à la découverte de l’Anneau (« Mon précieux ») bien évidemment, mais également pour le fameux jeu des devinettes qui oppose Bilbo à cette créature machiavélique. Au final, la séquence est tout simplement magique, servie par une réalisation menée de main de maître et par un excellent jeu d’acteurs, surtout quand on découvre en parallèle la bataille que se livrent nains et gobelins quelques dizaines de mètres au-dessus…

Il n’y a donc pas grand chose à jeter dans ce « Voyage inattendu ». Bien que le film ait été tourné en 48 images/secondes (HFR), je n’ai pas eu l’occasion de le découvrir dans ces conditions, mais je peux d’ores et déjà vous confirmer que la 3D n’apporte strictement rien au film : un petit jeu sur les profondeurs par moments, mais rien de transcendant ! En revanche, les batailles sont vraiment superbes, parfaitement chorégraphiées et seules quelques incrustations de mauvais goût dans les Plaines devraient vous fait bondir de vos sièges. Pour le reste, Le Hobbit : un voyage inattendu est une pure merveille qui devrait ravir petits et grands, en alliant parfaitement action, fantastique et humour. Et ce jusqu’à l’image finale, somme toute très (trop ?) prévisible, mais qui devrait pousser les spectateurs à retourner dans les salles obscures en décembre 2013 pour découvrir la suite, sobrement intitulée Le Hobbit : La Désolation de Smaug

Note: 8/10