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[Test] Assassin’s Creed III: Liberation (PS Vita)


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Testé en solo et multijoueur sur la version commerciale du jeu Assassin’s Creed III : Liberation sur PS Vita.

Développé par Ubisoft Sofia, déjà responsable de Ghost Recon: Shadow Wars sur Nintendo 3DS, Assassin’s Creed III: Liberation a pour ambition d’être une transposition fidèle de la série Assassin’s Creed sur PlayStation Vita. La console portable de Sony n’ayant pas connu beaucoup de succès avec les adaptations de franchises (Call Of Duty, Resistance), il y avait de quoi être suspicieux devant toutes ces promesses, surtout qu’il s’agissait d’une aventure inédite. Heureusement pour nous, Ubisoft tient à conserver un certain degré de qualité pour sa série phare et, sans être parfait, le résultat n’a pas forcément à rougir face aux versions « salon » …

Scénario: L’histoire prend place à la Nouvelle-Orléans, au XVIIIème siècle, où le joueur est invité à prendre en main la destinée d’Aveline de Grandpré, une jeune métisse dont le père est un riche notable de la ville. Bien évidemment, Aveline fait parti de l’ordre des Assassins et va très rapidement être amenée à voyager dans le bayou, au Mexique, voire même jusqu’à New-York où elle y rencontrera brièvement Connor Kenway, héros d’Assassin’s Creed III. Votre but est simple : faire reculer la menace espagnole, déjouer le complot fourbi par les Templiers et en apprendre plus sur vos origines… En revanche, n’espérez pas en apprendre plus que la quête de Desmond Miles puisqu’il ne fait pas parti de cet arc narratif.

Graphismes: Graphiquement parlant, nous sommes bien loin des spin-offs Assassin’s Creed sortis sur DS, PSP voire iOS. L’ensemble est plutôt comparable à ce que vous pourriez trouver sur consoles de salon, avec évidemment quelques régressions ici ou là afin de s’adapter aux capacités techniques de la portable de Sony. Mais il est vraiment bluffant de voir la ville de la Nouvelle-Orléans s’animer sous vos yeux, même si l’on comprend rapidement que la ville n’est pas aussi grande que celles des opus « salon » En revanche, certains partis pris graphiques, notamment dans la zone marécageuse du Bayou laissent un peu à désirer esthétiquement parlant et sentent le travail bâclé. Il faut également noter la forte propension du jeu à ralentir lorsque trop d’éléments sont affichés en même temps (notamment lors des combats contre de nombreux gardes), voire l’impossibilité de revenir à une vitesse « normale » une fois le combat terminé (ce qui est plus embêtant car cela vous obligera à relancer le jeu, voire à rebooter la PS Vita).

Jouabilité: Au niveau gameplay, les habitués de la franchise retrouveront très rapidement leurs marques, entre free-run, combats, contres (attention au timing), tirs, vision d’aigle et autres joyeusetés comme le fait de pouvoir grimper aux arbres. Le titre apporte également une fonctionnalité assez sympathique puisque vous pourrez choisir à tous moments (sauf si cela est imposé par la mission) votre apparence (bourgeoise, esclave ou assassin) avec les avantages et le degré de notoriété qui vont avec : difficile de voir une Dame se promener sur les toits ou courir après un voleur, en revanche elle passera beaucoup plus inaperçue dans la foule. Le pavé tactile arrière sert surtout à vider les poches de vos congénères, là où l’écran vous sera plutôt utile pour changer rapidement vos armes, sélectionner une future victime ou encore pour afficher la carte. Dans le genre fonction inutile, on notera tout de même l’ouverture de lettres en faisant glisser vos doigts d’un bout à l’autre de la console, ou encore la nécessité de faire pointer votre console vers une source de lumière pour faire apparaître des contenus secrets (ce qui est assez difficile dans les transports en commun).

Durée de vie: L’écran de statistiques du jeu étant buggé (il m’affiche continuellement 0:18), j’imagine qu’il m’a fallu près de 15 heures pour venir à bout des 9 mémoires ADN, tout en menant à bien un grand nombre de quêtes secondaires (tuer des concurrents, trouver des oeufs de crocodiles, compléter des collections d’objets, …). A noter que certaines missions n’ont vraiment aucun intérêt, excepté le fait de vous faire marcher d’un bout à l’autre de la ville, là où d’autres missions de type infiltration vous donneront pas mal de fil à retordre en ne vous permettant pas le moindre faux pas. La partie gestion commerciale qui consiste à vous créer une flotte de navires et à les faire voyager de ports en ports pour acheter/vendre des marchandises est assez barbante et ne devrait pas vous retenir très longtemps, à moins que vous ne ressentiez un besoin flagrant de renflouer vos caisses. Quant au multijoueur, il s’apparente plus à une vaste blague puisqu’il reprend le principe de gestion des assassins introduit dans Assassin’s Creed II: Brotherhood, mais à l’échelle mondiale…

Bande son: Hormis certains moments où la musique s’arrête de façon assez étrange, il n’y a pas grand chose à redire sur la partie sonore. Les thèmes et le doublage français frisent l’excellence pour une portable et il faut vraiment regarder de très près pour se rendre compte que la synchronisation labiale n’a pas fait parti du cahier des charges.

Conclusion: Au final, Assassin’s Creed III: Liberation est donc une très belle expérience sur PlayStation Vita mais l’accumulation de bugs en tous genres (sans qu’aucun patch ne soit disponible), les nombreux problèmes de scripts (qui ne se déclenchent pas toujours) et une histoire pas franchement emballante auront rapidement raison des joueurs les moins patients. Mais pour être honnête, il s’agit tout de même de la meilleure adaptation de la saga sur un support portable et il ne reste plus qu’à espérer qu’Ubisoft continue dans cette voie pour les prochains épisodes…

Note: 6/10