Fairy Tail Final

[Test] Fairy Tail (Switch)

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Fairy Tail Final

[Bon Plan] Fairy Tail (Switch)

À partir de 49,99€ 

Fairy Tail (version physique, v1.0.4, sortie le 30 juillet 2020), Développeur: Gust, Éditeur: Koei Tecmo

Après avoir profité d’adaptations de différents mangas sur nos consoles, avec plus ou moins de réussite, c’est désormais Fairy Tail qui a les honneurs d’être porté sur nos machines préférées. Développé par le studio Gust, surtout connu pour son travail sur la série Atelier, ce J-RPG suivra l’Arc des Grands Jeux Magiques, en y rajoutant des intrigues et des quêtes inédites.

Oui mais voilà, si comme moi vous n’avez jamais lu ou regardé Fairy Tail avant, sachez que cela correspond au chapitre 258 du manga et à la quatrième saison de l’anime. Il faut savoir que l’oeuvre de Hiro Mashima a été publiée entre 2006 et 2017 pour un total de 545 chapitres, soit 63 tomes. Autant vous dire que c’est un énorme succès mondial mais que si vous ne connaissez pas cet univers, je ne saurais que trop vous conseiller de vous plonger dans les mangas afin d’apprendre à connaitre le héros Natsu Dragnir et les autres membres de sa guilde. N’ayant pas trop suivi le développement du jeu, j’ai dû rattraper mon retard au dernier moment, avant d’enchainer sur le jeu, histoire d’en profiter au maximum.

Et pour faire les choses intelligemment, l’histoire débute même, pour être précis, à l’Arc de l’An X791 qui prend place après une ellipse de sept années où nos héros ont tout simplement disparu. A leur « retour », ils découvrent donc un monde qui a changé, mais surtout une Guilde qui a perdu tout son éclat d’antan: à vous de remettre tout ce beau petit monde dans le droit chemin et de faire retrouver les sommets à la Guide de Fairy Tail.

Par la suite, l’architecture du jeu est assez standard: vous acceptez des missions, vous partez à l’endroit indiqué avec votre équipe et vous commencez votre exploration, entrecoupée par des combats qui peuvent intervenir à tout moment. Lors des affrontements justement, vous allez pouvoir choisir vos actions entre la magie, l’attaque, la défense, l’utilisation d’objets ou la fuite (sachant que vous pouvez automatiser les combats d’une simple touche). Comme dans tous les jeux de ce type, il faudra également jongler entre les attributs magiques (non-élémentaire, feu, glace, cieux, lumière, ombre), sachant que chaque personnage a un degré d’affinité avec ces attributs.

Et c’est sans compter sur toutes les interactions disponibles durant les combats, comme la coopération magique qui vous demandera un peu de synchronisation histoire de faire exploser le compteur de dégâts, ou l’évolution des niveaux/rangs de vos personnages qui auront forcément une incidence sur vos possibilités d’attaque (tout comme les liens d’amitié entre chaque personnage). Enfin, il est à noter que chaque ennemi battu libère des particules d’Aethernano que vous devrez récupérer pour restaurer votre magie. Car sans magie, vos personnages ne seront bien évidemment plus les mêmes…

Graphiquement, le jeu est vraiment sublime et l’habillage du jeu vous immerge complètement dans cet univers, très proche d’un anime. On pourra regretter que les PNJ aient tendance à se ressembler d’une allée à l’autre mais on réussit assez rapidement à ne plus y faire attention: un mal pour un bien… Et comme vous commencez le jeu à un moment assez avancé du manga, vos héros possèdent déjà un bon panel de pouvoirs qui s’avèrent être un véritable festival visuel.

Les voix des protagonistes sont en japonais mais le titre bénéficie d’une très bonne traduction (textuelle) en français ce qui permet d’un peu mieux comprendre tout ce qu’il se passe autour de vous (surtout au début quand les fenêtres de tutorial ne cessent d’apparaitre avant chaque combat).

En revanche, il est à déplorer que le titre tombe dans les travers des J-RPG actuels, avec une pléthore de contenus téléchargeables payants: des maillots de bain (40€), des costumes (40€), des personnages supplémentaires, un Season Pass (60€) et j’en passe ! De même, il est fort dommage que la difficulté soit si mal dosée tout au long du jeu: vos personnages peuvent foncer dans le tas sans sourciller durant de nombreux combats, puis se retrouver face à un mur infranchissable qui va vous forcer à élever le niveau des membres de votre Guilde sans aucune raison valable. Du coup, ce « leveling » imposé contribue fortement à la durée de vie du jeu (proche de 25 heures pour l’histoire principale, sans compter les quêtes annexes) et à son côté répétitif : on apprécie tout de même la possibilité de voyager instantanément à certains points de la carte, histoire de perdre un peu moins de temps…

Au final, Fairy Tail est une excellente surprise, que ce soit pour les amateurs de J-RPG ou pour les fans du manga. Le titre se permet d’être beau, fluide, ultra complet dans ses mécaniques rôlistes et on prend vraiment du plaisir à faire progresser ses personnages et sa Guilde pour les faire revenir vers les sommets. En revanche, il reste dommage d’avoir un aussi grand nombre de contenus payants qui ne seront pas accessibles à tous vu les tarifs pratiqués. Il reste à espérer que le titre rencontre un certain succès pour avoir le droit à une Edition Complète moins onéreuse ou à second épisode…

Fairy Tail Final
Fairy Tail (Switch)
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