Leisure Suit Larry We Dreams Dry Twice

[Test] Leisure Suit Larry: Wet Dreams Dry Twice (Switch)

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Leisure Suit Larry We Dreams Dry Twice

DealLeisure Suit Larry: Wet Dreams Dry Twice (Switch) 

À partir de 39,99€ 

Leisure Suit Larry: Wet Dreams Dry Twice (version physique, v1.0.1.100, sortie le 18 mai 2021), Développeur: CrazyBunch, Éditeur: Assemble Entertainment

Développé par le studio allemand CrazyBunch, Leisure Suit Larry: Wet Dreams Dry Twice est la suite direct de Leisure Suit Larry: Wet Dreams Don’t Dry qui était sorti en 2018 sur PC et 2019 sur Nintendo Switch. Pour être plus précis, il s’agit du neuvième episode (il n’y a pas de numéro 4) de la série principale qui débuta en 1987 sur une ribambelle d’ordinateurs qui étaient sous le feu des projecteurs à l’époque et qui étaient des plateformes de prédilection pour tous les jeux de type point’n’click. Pour ma part, ma première rencontre avec la série remonte au collège avec une version en allemand et j’en fais encore des cauchemars.

Dans le précédent volet, Larry Laffer était projeté des années 80 vers notre époque et atterrissait dans un monde qui lui était totalement inconnu, entre le saut technologique auquel il n’était pas prêt, mais surtout le regard du monde sur les femmes qui avait pris un énorme virage. Et comme tout le monde le sait, le machisme et la sexualité sont le fond de commerce de Larry et, par extension, de cette licence. Sans rentrer dans le fond de l’histoire, sachez qu’il est préférable d’avoir déjà complété le précédent volet histoire de mieux comprendre les enjeux du scénario. Il y a bien un personnage, dès le début, qui vous propose un résumé mais soyons honnêtes, c’est assez laborieux à lire, et surtout cela se termine par un mariage à organiser entre Larry et sa fille sur la base d’une prophétie complètement loufoque…

On pourrait croire que cela relève du rêve pour Larry mais il devient rapidement suspicieux, n’ayant jamais rencontré la future mariée, et son désir de partir très loin s’accroit en découvrant que Faith, l’élue de son coeur, est toujours vivante: quel twist! Préparez-vous à des heures de blagues potaches, de phallus disséminés ici ou là (même le QG des méchants possède cette forme), et surtout à des énigmes toutes plus tordues les unes que les autres, y compris lorsqu’il faudra faire preuve d’imagination pour construire des objets bien utiles pour progresser (sans trop spoiler, sachez par exemple qu’il faut utiliser des centaines de culottes pour construire une voile pour votre radeau). Mention spéciale tout de même à votre antagoniste principal qui ressemble à s’y méprendre à Psy, fameux pour son Gangnam Style, et qui est désormais aux commandes de la société Prune (une parodie d’Apple pour ceux qui ne lisent pas entre les lignes).

Graphiquement parlant, l’ensemble réussit à flatter la rétine et l’aspect cartoon est parfait pour ce type de jeux, mais on aurait préféré qu’un peu plus de soin soit apporté aux animations, assez molles. De même, il faut avouer que certaines commandes auraient mérité un peu plus de réflexion de la part des développeurs. La majorité des contrôles fonctionnent bien mais il est tout bonnement impossible d’appuyer sur les deux sticks en même temps pour afficher les éléments (objets, sorties, …) à l’écran, à tel point que vous risquez d’oublier cette fonctionnalité dès les premières minutes (alors qu’en théorie, c’est très utile). Pour le reste, la gestion de l’inventaire ou des scans avec les gâchettes est plutôt intelligente et cela rend l’expérience globale assez agréable, surtout lorsque l’on est plutôt habitué au combo clavier/souris pour ce type de jeux. Ainsi, il est assez simple d’utiliser les objets sur le décor, de transformer vos objets, voire de les combiner, et on prend la main assez rapidement sans trop se poser de questions…

On appréciera également les petits scènes qui vous accompagnent au gré de vos aventures, avec des passages en 8bit assez étonnants, ainsi qu’un florilège de références à la pop-culture. En revanche, il faut aimer faire des allers/retours incessants d’un lieu à un autre (avec des temps de chargement assez incroyables pour un titre de ce calibre), relire les même phrases encore et encore tant que vous ne parvenez pas à déclencher la bonne action, ou alors passer votre temps à chercher un objet caché dans le décor (ils n’apparaissent pas toujours du premier coup avec les gâchettes). Et puis, c’est à à se demander si les développeurs n’ont pas fait exprès d’agencer aussi mal les fonctionnalités de sauvegarde et de chargement: si vous regardez mal ou si vous touchez malencontreusement le stick en voulant sauvegarder, vous risquez tout simplement de charger votre dernière sauvegarde (sic).

Côté doublages, le titre propose de l’allemand ou de l’anglais, mais rassurez-vous, vous pourrez également bénéficier de textes et sous-titres en français (qui, soit dit en passant, mériteraient un petit patch afin de combler les vides).

Au final, Leisure Suit Larry: Wet Dreams Dry Twice saura satisfaire les fans de point’n’click mais sa thématique générale, très axée sur la sexualité, risque de restreindre son public, voire de repousser certains joueurs ne parvenant pas à prendre tout cela au second ou troisième degré, surtout avec toutes les blagues graveleuses qui parsèment le jeu (et je peux parfaitement comprendre que cela ne soit pas possible). Soyons francs, pour ceux qui auront le courage de parcourir le jeu pendant la douzaine d’heures, ce titre ne restera pas dans les annales comme un digne héritier de séries telles que Monkey Island qui réussissent, trente ans plus tard, à rester gravées dans les mémoires des joueurs. En espérant que le prochain épisode prenne un peu plus de risques et ne ressemble pas comme deux gouttes d’eau à ses prédécesseurs…

Leisure Suit Larry We Dreams Dry Twice
Leisure Suit Larry: Wet Dreams Dry Twice (Switch)
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