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[Critique] Arthur 3 La Guerre des Deux Mondes (Luc Besson)


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Arthur 3 La Guerre des Deux Mondes, durée 1h40, sortie cinéma le 13 octobre 2010, réalisé par Luc Besson, avec Freddie Highmore, Robert Stanton, Penny Balfour, Ron Crawford, Mia Farrow,…

Par l’intermédiaire du Club 300 d’AlloCiné, j’ai eu le privilège d’assister à une projection en avant-première du film d’animation Arthur 3 La Guerre des Deux Mondes. Soyons francs, j’avais plutôt bien apprécié le premier volet et en découvrant l’invitation pour voir Arthur 3, j’ai dû rattraper mon retard et visionner Arthur et la Vengeance de Matazard. Le constat est clair: une histoire à dormir debout, une partie animation reléguée au second plan et au final un film dont le seul but était de servir d’introduction à la suite et fin des aventures d’Arthur. Luc Besson et ses équipes ont-ils réussi à redresser la barre pour clore la trilogie en beauté ?

Maltazard a réussi à se hisser parmi les hommes. Son but est clair : former une armée de séides géants pour imposer son règne à l’univers. Seul Arthur semble en mesure de le contrer… à condition qu’il parvienne à regagner sa chambre et à reprendre sa taille habituelle ! Bloqué à l’état de Minimoy, il peut évidemment compter sur l’aide de Sélénia et Bétamèche, mais aussi – surprise ! – sur le soutien de Darkos, le propre fils de Maltazard, qui semble vouloir changer de camp.
A pied, à vélo, en voiture et en Harley Davidson, la petite troupe est prête à tout pour mener le combat final contre Maltazard. Allumez le feu !

Par où commencer ? Ce troisième volet des aventures d’Arthur se déroule en majorité dans notre monde à taille humaine, comprenez par là que vous profiterez très peu de scènes dans le monde des Minimoys mais ne vous en faites pas: nos héros ont encore leur taille lilliputienne et seront amenés à se déplacer dans la maison d’Arthur qui devient ici le terrain de tous les dangers. Parlons-en justement de cette partie animation puisqu’elle est toujours aussi ratée au niveau de la synchronisation labiale. A moins que le problème ne vienne des doubleurs ? Quand on voit la prestation catastrophique de Mylène Farmer qui prête sa voix à la Princesse Sélénia, il y a qu’un pas que je n’oserais franchir (quoique!)… Et pourtant, certaines incrustations sont plutôt réussies, notamment celle de Maltazard version taille humaine (toujours doublé par Gérard Darmon) qui réussit à bien s’intégrer dans notre univers à certaines occasions.

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Mais la bataille finale finit de nous achever avec son lot d’effets spéciaux ratés et sa conclusion capilotractée. La cerise arrive lorsque Darkos (Marc Lavoine en français), le propre fils de Maltazard, se retrouve affublé d’un déguisement digne de Dark Vador et qu’un journaliste aux traits proches de George Lucas commence à l’interviewer en voyant en cet homme le personnage de son futur scénario. Sur le moment, la scène fait mouche, mais en y repensant, on se dit que Luc Besson aurait pu éviter de faire référence à de véritables chefs d’oeuvre (la séquence du train fait tout de suite penser à Toy Story 3) dans un film qui ne réussit même pas à se hisser au niveau des premiers Disney tant en terme d’animation que de scénario. C’est bien simple, Arthur 3 ne propose jamais plusieurs degrés de lecture comme peuvent le faire Pixar ou Dreamworks dans leurs films d’animations et si vous avez plus de 10 ans, vous sentirez la lassitude et la déception poindre rapidement…

Vous avez détesté le second volet ? Rassurez-vous, La Guerre des Deux Mondes le surpasse, mais vaut-il pour autant la peine d’être vu avec son scénario toujours aussi plat, ses dialogues vraiment « gnan-gnan » et des doublages français catastrophiques ? Le seul point positif à retenir est que ce troisième film clôt (enfin) la saga Arthur au cinéma…

Note: 2/10