Space Invaders Logo

[Critique] Le Chaperon Rouge (Catherine Hardwicke)


Bonjour cher lecteur...

Cet article fait parti d'une archive regroupant l'ensemble des contributions de nos rédacteurs depuis l'année 2008. Aussi, il se pourrait que des images soient absentes ou décalées, merci de ne pas nous en vouloir. Si vous souhaitez tout de même voir certaines images, vous pouvez nous le signaler via notre formulaire de contact et nous nous ferons un plaisir de fouiller dans nos archives pour remettre en ligne nos vieilles photos ou images.

Merci de votre compréhension et bonne lecture !

Le Chaperon Rouge (Red Riding Hood), durée 1h40, sortie cinéma le 20 avril 2011, réalisé par Catherine Hardwicke, avec Amanda Seyfried, Gary Oldman, Billy Burke, Shiloh Fernandez, Max Irons, …

Après avoir réalisé le premier volet de la saga Twilight sorti en 2009, Catherine Hardwicke fait son grand retour au cinéma avec un film mâtiné de fantastique: Le Chaperon Rouge. Le conte de Charles Perrault ayant été maintes fois adapté sur petit et grand écrans, l’écriture de cette nouvelle version a été confiée à David Johnson (remarqué pour le scénario d’Esther), tandis que la société Appian Way, appartenant à Leonardo DiCaprio, prenait en charge la production. Malheureusement, la simple évocation du mot « Twilight » peut faire peur à une bonne partie du public et cela se ressentait à quelques minutes de la projection…

Dans une histoire inspirée d’un célèbre conte de fées, une adolescente se retrouve en grand danger quand son village décide de chasser les loups-garous qui terrorisent la population à chaque pleine lune. Dans un endroit où tout le monde a un secret et est suspect, notre héroïne doit apprendre à suivre son coeur et trouver en qui elle peut avoir confiance.

Dans un village reculé au fin fond des montages enneigées, entouré de forêts toutes plus terrifiantes les unes que les autres, vit Valérie (Amanda Seyfried), le fameux Chaperon Rouge de notre histoire. Depuis sa plus tendre enfance, Valérie est secrètement amoureuse de son ami Peter (Shiloh Fernandez); mais voilà, les années passant et la jeune fille s’enjolivant, c’est tout naturellement que ses parents (Billy Burke et Virginia Madsen) décidèrent de la fiancer à Henry (Max Irons), un jeune homme issu d’une riche famille (quelle belle morale!). Ce qui aurait pu passer pour une banale histoire basée sur un trio amoureux est toutefois bouleversé par l’existence d’un être fantastique, le Loup, qui surgit à chaque Pleine Lune et se délecte des animaux qui lui sont laissés en sacrifice. Malheureusement, le pacte est rompu lorsque le Loup tue la soeur de Valérie en pleine journée: les villageois n’en demandaient pas tant pour partir à la recherche du Loup, surtout que le Père Salomon (Gary Oldman), spécialiste es loups-garous, a été quémandé pour leur venir en aide…

[dailymotion xhl5dc]

Et comme vous le savez, le principal attrait d’un loup-garou, c’est bien évidemment le fait qu’il reprenne sa forme humaine le reste du temps. Et à ce petit jeu, tout le monde est suspect, que ce soit les deux prétendants de Valérie, ou Valérie elle-même qui se découvre la faculté d’entendre les pensées du Loup sous sa forme bestiale. Quelques bisous échangés plus tard, un procès et une pseudo-scène de sexe, la révélation tombe enfin sans que l’on ne soit vraiment surpris…

Ne vous méprenez pas: l’histoire est bien amenée, les dialogues sont plus que corrects, et les références à l’oeuvre originale sont légions; mais la peur ne réussit jamais à s’immiscer, pas même chez les villageois: là où l’on aurait aimé basculer dans l’horreur, la réalisatrice se confine à nous proposer un film pour (jeunes) adolescents en manque de romance. Quant au Loup, personnage ô combien important du film, il n’est pas franchement mieux loti puisque ressemblant fortement à ceux que nous avons pu découvrir dans Twilight; comprenez par là qu’il ne fait pas vraiment peur et que le niveau des effets spéciaux s’avère assez lamentable (tout comme une partie des décors d’ailleurs). Le Chaperon Rouge est donc un film qui a tenté lors de sa phase de promotion de se vendre comme une relecture plus adulte du conte de Perrault; mais le résultat final nous laisse un goût amère et l’on se prendrait presque à rêver d’une version Director’s Cut lors de sa sortie au format blu-ray…

Note: 4/10