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[Test] SAW (PS3)


Testé en solo sur la version commerciale de SAW.

Commencée au cinéma en 2004 avec le succès que l’on sait, la saga SAW n’avait pas encore eu le droit à son adaptation vidéoludique. Pourtant, avec tous les pièges mis en place par Jigsaw, le potentiel était au rendez-vous, et Konami a finalement décidé de prendre la licence en mains…

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Scénario: Le scénario prend place entre l’histoire du premier et du second film, évitant ainsi tout spoiler. L’inspecteur David Tapp se réveille dans un asile désaffecté, pris au piège par Jigsaw (le grand méchant de la série). Il devra s’en échapper tout en aidant 8 prisonniers à se faire la belle: Amanda, puis son collègue Jennings Foster, un journaliste… Votre progression est jalonnée de QTEs (pour éviter de perdre la tête lors de l’ouverture d’une porte par exemple), de combats (il faut savoir que le ventre de Tapp renferme la clé pour délivrer les nombreux habitants de l’asile), de scènes gores et d’énigmes plus ou moins tordues (certaines tenant plus du casse-tête ou de l’adaptation de jeux de société tel que Dix De Chute).

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Graphismes: La partie visuelle du jeu s’en tire plutôt bien, même si l’asile peine à proposer des environnements vraiment différents. Quant à l’ambiance, elle est glauque à souhait et réussit à retranscrire le côté malsain de la série.

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Jouabilité: Le gros point noir de SAW vient sans nul doute de la jouabilité. Dopé à l’Unreal Engine, le jeu ne réussit jamais à retranscrire des mouvements parfaitement fluides: l’inspecteur Tapp bouge aussi bien qu’une momie et cela se ressent énormément lors de certaines phases demandant de la rapidité. Mais la partie combat n’est pas en reste avec une réalisation indigne des consoles de cette génération, et comme la caméra n’en fait qu’à sa tête, vous risquez de souvent revoir l’écran « Vous êtes mort ».

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Durée de vie: Huit prisonniers à libérer au cours de huit chapitres: comptez un peu plus d’une heure par chapitre et vous verrez rapidement le bout de SAW. Le potentiel de rejouabilité est très léger, même si deux modes de difficulté existent. Bien entendu, si vous voulez lire tous les dossiers et renseignements disséminés dans les salles et couloirs, vous risquez de prendre un peu plus de temps avant de ranger (définitivement) le jeu.

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Bande son: L’ambiance sonore est plutôt réussie, avec des bruits inquiétants tout au long de vos péripéties, et des musiques sorties tout droit des films. De même, l’interprète de Jigsaw dans les films a prêté sa voix à son personnage vidéoludique: les amateurs de VO (et de la série SAW) seront donc aux anges, et les autres doubleurs s’en sortent plutôt bien.

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Conclusion: Nouveau venu dans la série des survival-horror, SAW manque son arrivée en raison d’une partie technique mal finie. La répétitivité des pièges risque également de vous ennuyer assez rapidement. Reste que pour les amateurs de la licence cinématographique, le jeu SAW reste un indispensable et nombreux sont ceux qui voudront découvrir le twist final, marque de fabrique de la série.

Note: 5/10