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[Test] Splinter Cell: Conviction (Xbox 360)


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Testé en solo et multijoueur sur la version commerciale de Splinter Cell: Conviction sur Xbox 360.

Quatre longues années se sont écoulées depuis la dernière apparition de Sam Fisher et le temps paraissait long pour ceux qui étaient restés sur leur faim suite à Splinter Cell: Double Agent. Changement radical de formule par rapport aux premières esquisses, reports à répétition: Ubisoft Montréal aura tout connu avec ce Splinter Cell: Conviction mais aura tout de même réussi à mener le projet jusqu’à son terme. L’heure du verdict est enfin arrivé et le moins que l’on puisse dire, c’est que cette nouvelle aventure ne laissera aucun joueur indifférent…

Scénario: Trois années se sont écoulées depuis la mort de Sarah, et Sam Fisher ne fait plus parti d’Echelon 3. Bien décidé à retrouver le meurtrier de sa fille, Sam suit désormais sa propre voie (la vengeance) et c’est à Malte que nous le retrouvons pour le début de ses nouvelles aventures. Très vite, le scénario (un brin capilotracté) s’emballe et vous vous retrouverez à Washington afin de déjouer un complot à l’échelle planétaire tout en continuant à chercher des réponses aux questions qui vous hantent…

Graphismes: Même si l’on pouvait être en droit de s’attendre à mieux et surtout à un peu moins d’aliasing, Splinter Cell: Conviction n’est pas foncièrement moche et fourmille de trouvailles agréables à l’oeil. Ainsi, vous apercevrez régulièrement vos objectifs affichés en surimpression sur les murs ou carrément des vidéos relatant des séquences de vie. De même, le passage de l’écran en noir et blanc lorsque vous serez tapi dans l’ombre vous indiquera immédiatement votre degré de camouflage. Il faut également noter la très bonne idée de « dissimuler » les temps de chargement derrière des cinématiques, ne vous forçant jamais à attendre trop longtemps avant de repasser à l’action…

Jouabilité: L’ergonomie générale du titre est tout bonnement excellente et il n’a jamais été aussi simple de se fondre dans la pénombre. Lorsqu’un garde passera près de vous, une pression sur B permettra de vous en défaire au corps-à-corps. Dès lors, vous aurez accès à la nouvelle fonctionnalité Mark & Execute: utilisez RB pour « marquer » vos ennemis (nombre variable suivant votre arme et ses améliorations) et d’une simple pression sur Y, Sam Fisher les éliminera s’ils sont à portée de tir. Simple, rapide, précise, cette nouveauté de gameplay dynamise grandement le jeu! Bien évidemment, vous pouvez marquer des ennemis à n’importe quel moment, vous permettant ainsi de suivre leurs déplacements, mais l’exécution ne restera possible qu’après une attaque rapprochée. Pour tromper vos opposants, vous pouvez également utiliser la Dernière Position Connue. Lorsque vous êtes repérés, un Sam Fisher fantomatique se positionnera où vous êtes (dans la même position): il s’agit de l’endroit où vos ennemis pensent que vous vous cachez. Dès lors, à vous de leur tendre une embuscade tout en les regardant s’approcher de cette position: les possibilités sont nombreuses suivant leurs réactions et vous devrez user de ruse pour vous en débarrasser. Bien évidemment, et même s’ils sont moins nombreux que par le passé, vous aurez également tout le loisir d’utiliser les gadgets mis à votre dispostion. A noter toutefois qu’il n’est plus possible de déplacer les corps…

Durée de vie: En mode de difficulté Standard, il m’a fallu 7 heures pour venir à bout de la campagne solo. Cela peut vous paraître peu, mais il vous sera possible de refaire les différents chapitres du jeu en modifiant le niveau de difficulté et ainsi engranger des points supplémentaires dans les Défis PEC (des petits défis internes au jeu qui vous octroieront des points à dépenser pour améliorer vos armes et gadgets). Il ne faudrait pas pour autant oublier le Prologue se déroulant avant la trame scénaristique de l’aventure principale, ou encore les autres modes de jeu accessibles au travers des Opérations Confidentielles. Jouables en solo ou en coopération, ces missions vous proposeront de prendre le contrôle de l’agent américain Archer ou de son homologue russe Krestel et vous procureront de nombreuses heures de plaisir grâce à deux modes de jeu: Chasseur et Dernier Survivant. A noter que si vous avez succombé pour l’édition collector du jeu, vous débloquerez un troisième mode: Infiltration.

Bande son: Les doublages français sont plus que corrects et certaines musiques sont tout simplement grandioses. L’atmosphère sonore n’est pas en reste et tend à améliorer l’immersion générale, que ce soit au niveau des armes ou des discussions entre soldats ennemis que vous entendrez au détour d’un couloir.

Conclusion: Attendu au tournant, Splinter Cell: Conviction ne déçoit pas. Certains regretteront certainement que le côté infiltration soit un peu en retrait dans ce nouvel épisode, plus orienté action, mais foncer tête baissée sur un tas d’ennemis vous conduira directement vers une mort certaine. Doté d’une durée de vie somme toute assez correcte, le titre abat ses meilleures cartes dans les missions annexes, que ce soit solo ou en coopération…

Note: 9/10